Tabac

 

 

 

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Culture

Les principales variétés exploitées dans un but commercial appartiennent aux espèces : Nicotiana tabacum et Nicotiana rustica qui représentent 90% de la consommation mondiale de tabac. C'est la raison pour laquelle nous ne nous intéresserons ici qu'à ces deux formes de cultures principales. La forme de tabac dénommée Nicotiana petuniae étant devenue progressivement une plante d'ornement exclusivement.

La culture des feuilles de tabac réclame une main d'oeuvre abondante, tant en ce qui concerne l'entretien des plantations que la récolte ou les opérations post-récolte (séchage et fermentation pour les tabacs noirs).

- Les conditions de culture des variétés Nicotiana tabacum et Nicotiana rustica
- Les causes de destruction des récoltes de tabac : quelques exemples de maladies et de ravageurs
- Le rendement des champs de tabac à travers le monde

Les conditions de culture des variétés
Nicotiana tabacum et Nicotiana rustica

De la graine à la maturité

Les variétés du genre Nicotiana sont originaires de zones plutôt chaudes, toutefois, elles peuvent se développer dans une zone s'étendant de 60° de latitude Nord à 40° en dessous de l'équateur et sont actuellement cultivées dans presque toutes les régions du monde. Elles préfèrent généralement les sols légers, sablonneux et une température extérieure oscillant entre 15°C et 30°C, l'idéal se situant aux alentours de 25°C. Cette plante, quelle que soit l'espèce, craint les périodes de sécheresse intense notamment lors de la création de son système racinaire. Elle a besoin d'une bonne pluviométrie pour se développer et est plus sensible à celle-ci lors de sa phase de maturation.

Le tabac est une plante qui se cultive dans un premier temps en serre jusqu'à atteindre une hauteur de 20 à 30 cm, avant d'être repiquée mécaniquement ou manuellement en pleine terre. La première opération prend en général de deux à cinq mois. Elle est nécessaire du fait de la très petite taille des grains contenus dans le fruit (8000 à 14000 graines par gramme). Le rendement d'un plant de tabac se situe entre 20 et 30 feuilles, toutefois, si une période de froid intervient au cours de la phase de croissance, le rendement pourra être divisé par deux. Il s'agira alors soit de contrôler sa croissance, soit de couper le bout des feuilles du tabac. C'est ce qu'on appelle le faucillage. L'une des variétés ayant le rendement le plus élevé est la "white burley" qui a été inventée en 1864 et est à l'origine de la majeure partie des variétés de tabac cultivée à ce jour.

Le tabac contient des alcaloïdes dont le principal est la nicotine et dont la teneur peut aller jusqu'à 5% du poids de la feuille sèche. Si l'on souhaite améliorer le rendement du plant, non seulement le nombre de feuilles produites mais également accroître leur teneur en nicotine, il est possible d'effectuer un écimage de la plante dès l'apparition de la fleur. Cette action consiste à couper la fleur et les feuilles les plus hautes pour permettre une meilleure synthése de la nicotine contenue dans les autres. Par cette méthode, la plante peut améliorer son rendement d'un tiers environ. C'est une technique assez largement répandue dans la filière tabatière.

Pour un aperçu photographique de l'écimage d'un plant de tabac, se reporter au site internet de France-Tabac.com à travers le lien indiqué ci-dessus.

La récolte des feuilles de tabac

La récolte du tabac a lieu généralement environ trois mois après le repiquage des plantes en pleine terre. Elle varie selon les régions, l'environnement climatique dont elles bénéficient, la qualité du sol (on parle pour les tabacs comme pour le vin de "crus"), mais également du niveau de mécanisation. Entre également en ligne de compte, de façon prépondérante, la variété de tabac cultivé. En effet, en fonction de celle-ci, on choisira de récolter les feuilles une à une (cas du tabac oriental ou flue-cured, etc) ou la plante dans son intégralité (Burley par exemple).

Deux principaux modes opératoires de récolte existent. En ce qui concerne l'Oriental ou le flue-cured, le ramassage se fait au fur et à mesure du mûrissement des feuilles. Celles-ci vieillissant du bas vers le haut, ce sont tout d'abord les feuilles inférieures qui seront récoltées par paire, pour finir par les feuilles les plus hautes. Ce travail précis réclame une main d'oeuvre abondante et peut s'étaler sur un mois et demi voire trois mois de l'année. L'état de maturité d'une feuille de tabac peut être apprécié en fonction de son degré de jaunissement et de froissement (signe de la diminution de la teneur en chlorophylle de la feuille ).

Concernant d'autres variétés de tabac comme celle du Burley notamment, la récolte se fait en un seul passage une fois que l'exploitant estime que les feuilles sont assez mûres pour être ramassées toutes ensemble. Dans ce cas, on utilise la technique du "stalk cut", c'est à dire que le pied de la plante est sectionné à l'aide d'une faucille au plus près du sol. Quand les exploitants ont recours à ce type de méthode, ils laissent souvent les plants à sécher à même le sol pendant un ou deux jours.

Pour de plus amples détails concernant les différents types de tabac mentionnés dans cette partie, se référer à la page "qualité" de cette fiche en suivant ce lien.

Les causes de destruction des récoltes de tabac : quelques exemples de maladies et de ravageurs

Les maladies du tabac, tout comme les ravageurs peuvent affecter différentes parties de la plante et à divers stades de son développement.

La larve verte de coléoptère de juin - Cotinis nitada (Linnaeus)
Ce coléoptère peut être considéré comme un ennemi très sérieux du tabac lors de la phase de "plant beds". Ses oeufs sont déposés au cours de l'été. Les larves éclosent et grandissent jusqu'à mesurer environ 50mm de long. Elles passent tout l'hiver dans le sol pour ne sortir et finir leur croissance qu'au cours du printemps. Les dégâts qu'elle causent se situent souvent au niveau du système racinaire des jeunes plants, car les larves vivent dans le sol, quelques centimètres sous la surface. Elles creusent parfois le sol jusqu'à en déraciner le plant de tabac.
Les Noctuelles

Il en existe de plusieurs sortes selon les parties de la plante auxquelles elles s'attaquent : les vers de terre qui coupent les tiges au niveau du sol (Agrotis subterranea et Agrotis ipsilon*), ceux qui s'attaquent aux bourgeons du plant de tabac (Heliothis virescens) et ceux qui privilégient les feuilles.

Ces animaux mesurent généralement 45mm de long et possèdent une couleur qui peut s'étendre du gris au noir. Si une attaque de ce type est repérée dans un champs de tabac, la solution pourra être de bêcher tout autour de la plante infectée. Si l'infection n'est pas détectée très rapidement, elle pourra entraîner une perte totale de la récolte.

* Le nom latin du "Agrotis ipsilon" lui vient de ce que la marque visible sur ces ailes ressemble à la lettre grecque ypsilon.
Les puces (coléoptères) - Epitrix hirtipennis (Coleoptera, Chrysomelidae)

Alors que ces coléoptères adultes mesurent entre 1mm et 1,5mm de long, leurs larves peuvent être jusqu'à quatre fois plus grandes. A l'état larvaire, les puces possèdent un corps de couleur blanche constitué de douze sections surmontées d'une tête brune. Elles creusent des tunnels dans le sol où elles se développent et par ce biais, s'attaquent aux

racines des plants. Une fois adulte, leur corps devient dur et brillant avec de longues pattes recroquevillées sous les ailes qui leur permettent de sauter à la manière des puces (d'où leur nom). Ces insectes s'attaquent à la plante à toutes les étapes de son développement jusqu'à la récolte en perforant notamment les feuilles de très nombreux petits trous.

Pour en venir à bout, il existe plusieurs solutions. La solution chimique tout d'abord qui consiste à pulvériser des insecticides. Il est possible de recourir également à un ennemi naturel du coléoptère adulte : le Microtonus epitricis.

Les sauterelles (dont Melanoplus differentialis)

Les oeufs des sauterelles éclosent vers la fin du printemps généralement deux semaines après la ponte en donnant naissance à des nymphes qui deviendront adultes sous un délai d'un mois environ. Les adultes sont généralement de couleur jaune avec quelques marques noires sur le corps. Le mâle de cette espèce se reconnaît grâce à la marque en

forme de chevron qu'il possède à l'arrière du fémur. Certains spécimens de cette espèce sont noirs, mais c'est une exception. Bien que celles-ci ne fassent pas partie de leur régime alimentaire traditionnel, les sauterelles s'attaquent parfois aux cultures de tabac qu'elles peuvent endommager sérieusement. Ce sont les feuilles qui ont leur préférence. Elles les mâchent et laissent après leur passage, des plants très abîmés.

La pourriture noire des racines (Thielaviopsis basicola)

On trouve principalement ce champignon dans les terres basiques (ayant un pH élevé : supérieur à 7), plutôt humides. Dans le sol, l'infection est visible car elle peut entraîner un pourrissement des racines ou la création de lésions au voisinage de la racine principale. A l'extérieur, l'attaque cryptogamique se remarque par une croissance irrégulière des plants, l'affadissement de la couleur des feuilles, leur rabougrissement et finalement, une apparition précoce des fleurs. Si les champignons n'ont eu le temps de s'installer qu'aux extrémités des racines, il arrive parfois que la plante parvienne à en recréer de nouvelles et à guérir notamment sous l'influence d'un réchauffement de la température du sol. La difficulté réside souvent dans le fait que les symptômes d'une infection sont très difficiles à détecter et par conséquent à traiter rapidement.

Une recherche récente conduite dans le cadre du laboratoire de biologie microbienne de l'université de Lausanne semble démontrer que ", etcla bactérie Pseudomonas fluorescens CHA0 a été isolée. En laboratoire, cette bactérie colonise les racines de diverses plantes, les protégeant contre des attaques de champignons phytopathogènes. Par exemple, la pourriture noire des racines du tabac provoquée par le champignon Thielaviopsis basicola ne se développe pas lorsque cette bactérie est présente dans la terre".
(Source : Régulation de la production d'exoproduits par le système à deux composantes GacA/GacS chez Pseudomonas fluorescens CHA0, H. Stephan - 6 décembre 2001).

Le dépérissement par le Fusarium oxysporum f. sp. nicotianae
Les symptômes d'une infection par le Fusarium sont généralement un jaunissement et un assèchement des feuilles de tabac sur un seul côté et du haut vers le bas. Il arrive parfois que le sommet de la plante se mette à pencher du côté où celle-ci est attaquée. De la même manière, le long de la tige, sous l'écorce, le bois présente une teinte brune assez proche de celle du chocolat.
La mosaïque du tabac

Comme son nom l'indique, le principal symptôme de cette maladie du tabac se présente sous la forme d'un éclaircissement de la couleur des feuilles et par là même, la création d'une mosaïque de verts à leur surface. Ce signe est visible sur toutes les feuilles, mais est davantage marqué sur les plus jeunes pousses. Elle n'entraîne généralement pas la mort de

la plante, cependant ceci peut arriver quand l'infection démarre tôt dans la saison. Dans ce cas, les feuilles inférieures deviennent filiformes et présentent un aspect brûlé et gaufré. Il existe plusieurs modes d'inoculation du virus. Ceci peut se faire par le biais des graines (une solution existe : celle de la thermothérapie qui consiste au chauffage à 80°C des graines pendant une journée), du sol, lors du repiquage voir même par simple contact avec une autre plante infectée. Il est important de savoir qu'à l'heure actuelle des plants de tabac résistants à cette maladie existent.
La nécrose du tabac (Phytophthora parasitica var. nicotiana)

La nécrose du tabac est une maladie qui touche la quasi intégralité des régions du monde. Elle est causée par un champignon qui vit dans le sol : le Phytophthora parasitica var. nicotiana qui privilégie généralement les climats chauds (>30°C). Si le sol est humide et affiche une température comprise entre 16°C et 20°C, les conditions idéales de développement de ce champignon sont réunies. Il est extrêmement difficile de se débarrasser de ce champignon. En effet, celui-ci peut attendre une très longue période la survenue de conditions favorables à son développement.

Il ne lui faut dans ce cas qu'un délai de 72 heures pour se propager. Les solutions passent notamment par une possible rotation des cultures (ce champignon n'attaque que les cultures de tabac), l'utilisation de variétés résistantes, l'emploi de fongicides, l'amélioration du drainage ou la fumigation du sol.

L'orobanche rameuse (Orobanche ramosa L.)

Les orobanches mesurent entre 10cm et 30cm à l'âge adulte. Elles se présentent sous la forme de touffes de petites fleurs blanches, jaunes ou bleues qui poussent au pied du plant de tabac infecté en prenant racine dans celles de la plante. Parasite presque entièrement dépourvu de chlorophylle, elles dépendent totalement de leur plante hôte (holoparasite) pour leur subsistance et peuvent par conséquent causer la perte des plants parasités qui ne bénéficient plus des nutriments essentiels à leur croissance. Elles se développent de manière souterraine et n'émergent à la surface qu'après une période d'un à trois mois. Une fois sorties de terre, elles s'épanouissent et meurent en quelques jours, aboutissant à l'ouverture des capsules qui vont fournir les graines indispensables à leur reproduction. Elles sont ensuite disséminées par le vent, l'eau ou les animaux. L'orobanche est une plante assez difficile à contrôler notamment du fait de sa très grande capacité de reproduction (en moyenne entre 50000 et 500000 graines par pied). Des techniques existent pourtant telles que l'arrachage manuel des pieds, la lutte chimique par le biais d'herbicides, la rotation des cultures, l'utilisation de plantes pièges qui stimulent (catch crop) ou non (trap crop) l'attaque du parasite, le recours à des variétés résistantes ou à des insectes ou champignons eux-mêmes parasites, mais de l'orobanche.
Pour de plus amples informations sur ce sujet, se référer au site internet du Programme national de transfert de technologie en agriculture (PNTTA) du gouvernement marocain et en particulier le numéro 63 de décembre 1999 du bulletin mensuel d'information et de liaison du PNTTA.

Le puceron du tabac (Myzus nicotianae)
& le puceron vert du pêcher (Myzus persicae)

Il existe deux principales espèces de pucerons extrêmement difficiles à distinguer sauf par le biais d'une analyse microscopique. Le puceron du tabac et le puceron vert du pêcher sont susceptibles de s'attaquer aux champs de tabac avec approximativement le même mode opératoire, toutefois, seul le puceron du tabac est capable de mettre en place une colonisation de grande envergure. Ce sont des insectes ailés au corps lisse. Ils colonisent généralement le milieu en groupe tant pour se nourrir, que pour se reproduire. Ils aspirent le suc contenu dans les feuilles de tabac (principalement celles du sommet de la plante) et cette attaque généralisée aboutit en principe à une perte tant quantitative que qualitative de la récolte, notamment du fait de l'affinement des feuilles. Dans le même temps, ils vont sécréter une substance qui va favoriser le développement d'une souillure noire sur la feuille. L'Institut national de la recherche agronomique (INRA) donne les chiffres indicatifs suivants en ce qui concerne le puceron vert du pêcher :
- la durée de vie de l'adulte est réduite de trois mois à dix jours lorsque la température extérieure augmente de 5°C à 25°C.
- Pour la larve, elle est divisée par trois passant ainsi de 21 jours à 10°C à 7 jours à 25°C. Au cours des dernières années, la forme rouge du puceron du tabac est devenue plus virulente que le puceron vert. Pour venir à bout d'une telle invasion, il est possible de recourir à des insecticides.

Source : Secrétariat de la CNUCED synthétisé à partir des documents listés ci-dessous
Plant Viruses Online
- Environmental Res
earch Institute, University of Idaho
Agricultural Systems: Tobacco - IPM images
Common Names of Plant Diseases : Diseases of Tobacco (Nicotiana tabacum L.) - APS Net (Plant pathology online)
Pests of Tobacco - College of Agriculture and Life Sciences at North Carolina State University
Fiche des maladies et des ravageurs pouvant infecter les champs de tabac - Institut national de la recherche agronomique

Les rendements des champs de tabac

Entre 1961 et 2003, la production mondiale de tabac brut a été réalisée à 56% par quatre pays qui sont par ordre d'importance : la Chine, les États-Unis, l'Inde et le Brésil. Le graphique suivant représente pour la période considérée, l'évolution du rendement mondial, ainsi que celle des principaux producteurs.

Evolution du rendement mondial ainsi que des principaux pays producteurs de feuilles de tabac entre 1961 et 2005 (en kilogrammes par hectare)

Source : Secrétariat de la CNUCED d'après les données statistiques de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

Le rendement mondial de tabac brut à l'hectare n'a cessé de progresser depuis le début des années 1960. Une croissance faible, mais constante, qui débute aux environs de 1050kg/ha en 1961 pour atteindre 1603kg/ha en 2005, soit une progression annuelle moyenne de 1% environ sur la période 1961-2005.

Parmi les premiers pays producteurs de tabac brut au monde, les États-Unis sont le pays qui possède le plus fort rendement à l'hectare avec une moyenne de 2300kg/ha entre 1961 et 2005 et certainement le taux le plus stable de tous les pays producteurs. Il sont suivis de la Chine qui affiche sur la même période un rendement à l'hectare d'environ 1730kg, du Brésil avec 1340kg/ha et de l'Inde avec 1120kg/ha. Bien que la Chine possède entre 1961 et 2005, le deuxième plus important rendement, il semblerait que l'écart qui existait entre ce pays et le Brésil tend à se réduire depuis le début des années 1990. Dans les années 1960, la Chine affichait un rendement de 1620kg/ha contre 770kg/ha pour le Brésil. Au cours de la décennie 1990, le rendement chinois est resté quasiment stable avec une moyenne de 1700kg par hectare, par contre, celui du Brésil a atteint près de 1600kg/ha au cours de la même période. La tendance semble se poursuivre à partir du début du nouveau millénaire avec une moyenne à l'hectare de 1790kg pour la Chine contre 1860kg pour le Brésil entre 2000 et 2005.

Avec un éventail plus large de pays producteurs, le rendement d'un pays à l'autre peut varier de manière très importante. Les rendements les plus faibles sont observés en Afrique et autour du bassin méditerranéen. Sur 14 États produisant à un rendement inférieur à 600kg/ha en 2003, plus de 80% sont des pays africains. C'est une tendance qui se vérifie sur les dernières décennies si l'on observe toute la période 1961-2005. Concernant ce continent, les deux plus importants États producteurs sont traditionnellement le Zimbabwe et le Malawi. Le Zimbabwe est le premier État africain producteur de tabac brut depuis 1961 avec environ 40% de la production continentale. Ce pays affiche un des meilleurs rendements du continent avec 1625kg/ha en 2005 (et 1900kg/ha sur la période 1961-2005). Pour le Malawi, deuxième producteur du continent avec près de 20% de la production africaine entre 1961 et 2005, le rendement est traditionnellement un des plus faibles d'Afrique avec seulement 700kg/ha en moyenne sur la période 1961-2005.

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