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- Le processus de transformation
du sucre Le processus de fabrication du sucre Le schéma ci-dessous représente le processus de fabrication, du sucre à partir de betterave sucrière. Pour le traitement des cannes à sucre, la démarche est identique sauf en ce qui concerne les premières étapes (jusqu'au coupe-racine). Processus de fabrication du sucre à partir de betterave sucrière
Source : Secrétariat de la CNUCED d'après l'encyclopédie de Club-Internet.fr Une version anglaise
de ce schéma peut être consultée sur le site internet
du Comité
européen de fabricants de sucre. (bas
de page : onglet : See manufactoring process). Bien que le sucre puisse être produit à partir de nombreuses plantes, à l'instar de l'érable, du palmier dattier ou du raisin, les deux principales voies d'extraction commerciales sont celles de la canne à sucre et de la betterave sucrière. En dehors de la première opération d'extraction du sucre qui se fait par broyage pour la canne à sucre et par diffusion pour la betterave, les étapes ultérieures de transformation sont identiques. - les étapes de transformation
spécifiques au sucre de canne
Une fois les cannes arrivées à l'usine, elles doivent être traitées immédiatement (maximum : une demi-journée après la coupe) afin de ne pas perdre trop de leur teneur en saccharose. En effet, plus le temps entre la récolte et le traitement est long, plus le rendement en sucre est faible. Les cannes sont coupées en tronçons à l'aide de coupe-cannes. Afin de rendre le traitement ultérieur plus aisé, les tronçons de canne vont successivement passer dans un séparateur magnétique qui va permettre de retirer les éventuels bouts de métal qui risqueraient d'endommager les machines, puis vers un défibreur qui va broyer les cannes. L'extraction du jus de canne à sucre (vesou) se fait par broyage dans une série de moulins successifs. Un résidu fibreux est extrait en même temps que le jus : la bagasse. Tout au long de cette étape, un flux d'eau chaude est injecté afin de faciliter l'extraction du sucre de canne.
Une fois les betteraves arrivées à l'usine, un échantillon est prélevé, pesé, nettoyé, puis repesé. Le différentiel de poids entre la première et la seconde pesée permet de déterminer une "tare-terre" (généralement 0,5% à 2%) et d'évaluer par conséquent le poids de betterave effectivement livré après nettoyage. Les racines de betteraves sont ensuite stockées dans des silos réservés à cet effet pendant une durée moyenne de deux jours. Pendant cette période, le métabolisme respiratoire de la plante continue de se faire, il faut donc qu'elle soit la plus courte possible afin d'éviter une trop grande déperdition en sucre. La première opération de transformation consiste à laver les betteraves pour les débarasser de la terre, de l'herbe, des graviers ainsi que des autres corps étrangers. Le matériel utilisé à cet effet est en principe constitué d'un trommel, d'un épierreur et d'un tapis balistique. Les racines sont ensuite découpées en "cossettes" de un à deux millimètres d'épaisseur, ce qui va permettre, au cours de la phase de diffusion, d'augmenter la surface de la racine en contact avec l'eau chaude et donc d'accroître la proportion de sucre récupéré. Au cours de cette opération dite de diffusion, les cossettes sont expédiées dans un diffuseur où circule de l'eau chauffée à 70°C environ qui se charge en sucre en traversant les tranches. L'opération dure environ une heure.
Après avoir extrait le jus, l'étape ultérieure de transformation consiste à séparer le sucre des impuretés. Ce processus dit d'épuration ou de purification se fait généralement par chaulage simple ( défécation) dans le cas de la canne à sucre ou de chaulage et carbonatation dans le cas de la betterave sucrière. L'ajout de lait de chaux et de dioxyde de carbone entraîne une précipitation des impuretés (décantat). Le tout est ensuite filtré. Le décantat peut être utilisé en tant qu'amendements pour réduire l'acidité des sols. Le jus filtré va ensuite subir une étape de décoloration. L'utilisation de la chaux entraînant une calcification du jus, l'élimination des ions calcium évite l'encrassage de l'équipement employé lors des étapes ultérieures d'évaporation et de cristallisation. La décalcification se fait par le passage à travers des résines d'échange d'ions. L'étape d'évaporation/cristallisation du jus consiste à amener celui-ci à ébullition. Le dégagement de vapeur d'eau va entraîner la concentration du jus sous forme de sirop (60% à 70% de saccharose) qui va entrer dans le processus de cristallisation. Pour cela, il est déversé dans une cuve sous-vide à une pression d'environ 0,2 bar et maintenu à température inférieure à 80°C (ce qui évite la caramélisation et permet l'évaporation). Le sirop continue à se concentrer jusqu'à formation des cristaux. Afin d'accélérer le processus, on peut introduire des cristaux de sucre (souvent du sucre glace) d'une taille de cinq à dix microns dans la chaudière (c'est l'étape du grainage). Afin de contrôler le niveau de grossissement des cristaux de sucre et leur quantité, le mélange est remué sans interruption et du sirop est ajouté au fur et à mesure de l'opération. Une fois que les cristaux ont atteint la taille et la quantité désirées, le mélange (masse cuite) passe dans des essoreuses afin de séparer les cristaux de l'eau encore présente. Cette eau ou égout pauvre repart au niveau des phases d'évaporation et de cristallisation pour un deuxième voire un troisième traitement. Les cristaux obtenus sont lavés par pulvérisation d'eau (clairçage). L'eau obtenue après clairçage est également appelée égout riche. Les cristaux appelés aussi sucre de premier jet sont finalement séchés sous vide, puis stockés dans des silos. Ils contiennent 99,9% de saccharose. Lors des deuxième et troisième traitements, le sucre encore présent est retiré par le biais des mêmes processus. Le sirop final est qualifié de jet d'épuisement (mélasse). Le sucre obtenu lors des deuxième et troisième traitements peut être décoloré par addition de charbon actif ou animal ou dans des échangeurs d'ions afin de répondre aux exigences de l'industrie de transformation du sucre.
Les dernières étapes avant la vente sont le tamisage, le classement, le pesage ainsi que le stockage du sucre sous des formes variées (dans des lieux bénéficiant d'une humidité relative de 65% environ). Pour de plus amples informations sur cette partie, se
reporter au site internet de l'Agence américaine de protection
de l'environnement (EPA) et en particulier aux documents suivants :
L'éthanol ou alcool éthylique (C2H5OH) se présente sous la forme d'un liquide inflammable et incolore. Il bout à 78°C, gèle à -112°C et son poids moléculaire est de 46,07 g/mol. Il peut être élaboré à partir de produits biologiques contenant directement du sucre comme la canne à sucre ou la betterave sucrière (ces intrants représentent 60% de la production mondiale d'éthanol), mais également de produits qui à l'instar du maïs, possèdent de l'amidon aisément transformable en sucre.
L'éthanol est produit par le biais de la distillation de jus de betterave et de canne fermenté.
A la fin de l'étape de centrifugation /évaporation (voir partie "filière" de cette fiche), qui peut avoir été effectuée jusqu'à trois fois, on obtient à côté des sucres de deuxième et troisième jets, un résidu sirupeux : la mélasse. C'est elle qui, grâce à sa forte teneur en sucre, va être retraitée dans le but d'obtenir de l'éthanol. Au cours de la phase de fermentation, les moûts fermentescibles vont être ensemencés avec une levure appropriée afin d'être convertis en éthanol. A la fin de cette phase de fermentation, l'éthanol est concentré par distillation, c'est à dire que l'alcool est séparé de l'eau par évaporation. Il est possible d'obtenir à la fin de ce processus un produit affichant une pureté de 95,6%, le reste étant constitué d'eau. Pour obtenir un éthanol d'une plus grande pureté, il est possible de le faire passer par une étape de rectification, c'est à dire que l'alcool est purifié à travers des phases successives d'évaporation et de condensation. L'alcool absolu est, quant à lui, obtenu par passage dans une colonne de déshydratation où le résidu d'eau est retiré à l'aide d'un réactif du type baryte ou benzène. A la fin de cette étape, l'alcool titre à 99,98%. Il peut alors être employé à des fins pharmaceutiques notamment. Quand il est utilisé par l'industrie pétrolière, l'éthanol peut être soit employé seul dans sa forme hydratée soit comme additif au pétrole (on dit alors qu'il est sous sa forme anhydre) ; c'est notamment l'exemple du "gasohol" aux États-Unis. La production et l'utilisation d'éthanol en tant qu'additif ont surtout commencé à prendre leur essor en Europe depuis le début des années 1990 en même temps que l'introduction sur le marché des essences à faible teneur en plomb. Dans ce cadre, l'éthanol permet comme le plomb avant lui, d'accroître l'indice d'octane de l'essence. Principales voies de traitement de l'éthanol
Source : Secrétariat de la CNUCED |
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