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Palladium
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Législation
environnementale
La demande de palladium dépend très fortement de l'évolution
des politiques relatives à l'environnement et aux normes en vigueur
dans le domaine, tout particulièrement en ce qui concerne les pots
catalytiques. Dans le cadre du protocole de Kyoto, des législations
plus strictes concernant les normes d'émission sont sur le point
d'être mises en place dans plusieurs pays. D'ailleurs, ce document,
adopté en décembre 1997 sous les auspices des Nations-Unies
visait à réduire l'utilisation de six gaz à effet
de serre, le principal étant le dioxyde de carbone. En particulier,
il a été décidé de réduire les émissions
de ce gaz d'ici à 2012. D'après le protocole de Kyoto, le
mécanisme de développement propre devrait permettre aux
pays développés d'investir dans une technologie plus respectueuse
de l'environnement pour le compte des pays en voie de développement,
qui pourraient être transformés en crédits d'émission
au nom des pays développés. La réduction du dioxyde
de carbone pourrait donner une impulsion nouvelle au développement
de solutions catalytiques qui sont supposées favoriser l'utilisation
de palladium.
Par exemple, aux Etats-Unis, la loi concernant les " National Low
Emission Vehicle Standards " a été introduite en 1999
et la phase numéro III de l'Union Européenne sur ce thème
est entrée en vigueur en janvier 2000. Quelques fabricants automobiles
prévoient même de passer directement à la phase IV
du processus qui devrait normalement prendre effet en 2005. Dans le même
temps, des normes d'émission plus contraignantes sont introduites
dans les pays émergents. La demande de palladium devrait donc continuer
à progresser à l'avenir du fait du renforcement de ce type
de réglementation.
L'information sur les normes d'émission dans l'Union Européenne
peut être obtenue par le biais du http://europa.eu.int
et celle concernant les Etats-Unis à partir du http://www.epa.gov
Politique
commerciale russe
Les exportations de palladium russe revêtent une grande importance
pour les marchés mondiaux. La Fédération de Russie
domine la production de palladium dans le monde ainsi que l'offre, par
le biais de la société Norilsk Nickel et des ventes stratégiques
de stocks d'Etat. Ces stocks ont été constitués en
période d'offre excédentaire, durant les décennies
70 et 80 et utilisés dans le but de contrebalancer les tendances
du marché.
Par conséquent, au cours d'un passé assez récent,
le marché du palladium mondial a été très
fortement influencé par la politique commerciale russe ainsi que
par la gestion des réserves menée par le Gouvernement. La
tendance des prix du palladium était à la hausse courant
2000, ceci notamment du fait des incertitudes liées à la
fiabilité de l'offre russe. Puisque les fondamentaux concernant
le marché du palladium sont très tendus, toute restriction
de la part de la Fédération de Russie pourrait fortement
influencer le marché.
Poursuivant son objectif de stabilisation des prix de la production, Norilsk
Nickel avait l'intention de livrer des quantités significatives
de palladium au Japon par l'intermédiaire d'expéditions
régulières à partir de janvier 2001. Son but est
de fournir le meilleur soutien possible aux consommateurs de ce précieux
métal en vue d'une stabilité à long terme du marché.
En fait, selon Johnson Matthey, Norilsk Nickel a continué à
exporter régulièrement du palladium en 2000, profitant d'un
quota et d'une autorisation décennale allouées par décret
présidentiel en mars 1999. Lorsque la production de Norilsk Nickel
ne pouvait faire face à la demande croissante, le reliquat était
comblé par les stocks d'Etat du Gokhran, l'agence russe des métaux
précieux (qui fait partie intégrante du ministère
des finances) et par la Banque Centrale de Russie. Les ventes à
partir des stocks d'Etat ont été irrégulières
au cours de l'année 2000. D'après Johnson Matthey, cet état
de fait résultait du retard pris par l'attribution de la licence
d'exportation à la Banque Centrale, aggravé par un transfert
des dits stocks de la Banque au Ministère des finances. En 2002,
Norilsk n'a fait qu'honorer ses contrats et n'a pas vendu sur le marché
au comptant. Les raisons invoqués par Jonhson Matthey étaient
le remboursement en nature d'un prêt au Minitère russe des
Finances et le dépôt dans un coffre londonien de palladium
pour acheter des actions de Stillwater Mining.
Le niveau actuel des stocks russes de palladium est un secret d'Etat
bien gardé. Cependant, les spécialistes s'accordent à
penser que ces stocks seraient à l'heure actuelle à un niveau
très faible. Il est également largement admis qu'une grande
partie du palladium russe serait déjà aux mains de banques
occidentales sous la forme de certificats de nantissements adossés
à des prêts. Du fait de la libération irrégulière
des stocks russes, l'offre de palladium reste capricieuse et la volatilité
des prix s'est fortement accentuée au cours des dernières
années.
Politique
minière en Afrique du Sud
L'Afrique du Sud étant le deuxième producteur mondial
de palladium, sa politique minière revêt une grande importance
pour toute l'industrie du secteur. L'économie sud-africaine ainsi
que les conditions nationale et internationale ont changé récemment,
menant à des modifications de la législation minière.
Un "livre blanc" concernant les minéraux et la politique
minière a été rédigé en 1998. Une copie
de ce document peut être consulté à partir du site
web du département des minéraux et de l'énergie (http://www.dme.gov.za).
Le système sud-africain était traditionnellement un système
dual dans lequel la propriété était divisée
entre l'Etat et le propriétaire privé. Toutefois, l'objectif
à long terme du gouvernement sud-africain est de concentrer tous
les droits sur les minerais entre les mains de l'Etat. Le dessein du gouvernement
est de promouvoir le développement des minerais notamment par le
principe du «utilise le ou perd le / utilise le et garde le »
afin de renforcer l'équité dans ce domaine. La législation
minière adoptée en mai 2004 peut être considérée
comme un premier pas dans cette direction. La mise en oeuvre de cette
politique sur les minerais devrait conduire à une augmentation
de l'investissement et à un environnement sectoriel plus compétitif.
La participation de l'Etat dans l'industrie minière est considérée
comme un complément et un soutien afin de fournir un environnement
légal et fiscal et des infrastructures matérielles efficaces
pour cette activité. C'est le département des minéraux
et de l'énergie qui administre le "Minerals Act", qui
a pour objet de régir la prospection, l'exploitation optimale,
la transformation ainsi que l'utilisation des minéraux aussi bien
que les questions de santé, de sécurité et de réhabilitation
des espaces exploités.
De récents programmes de cartographie géophysique et géochimique
ont montré qu'il existe des possibilités d'exploration et
d'expansion au sein du complexe de Bushveld. Les nouveaux projets d'expansion
minière des compagnies sud-africaines pourraient remplir l'objectif
souhaité par le gouvernement et encourager les compagnies minières
à développer leurs réserves. Dans le cas contraire,
le gouvernement pourrait supprimer les droits d'exploitation et les attribuer
à de nouveaux propriétaires. Le gouvernement tente également
d'encourager les petites exploitations minières.
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