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- Les tarifs des agrumes Les principales politiques économiques dans le secteur des agrumes pourraient être assimilées à des mesures d'accès au marché pour les produits importés, telles que des barrières tarifaires ou techniques au commerce, des politiques de soutien directes ou de renforcement de la demande à travers des actions promotionnelles et de différenciation. Les tarifs d'importation sont largement utilisés en tant que barrière d'accès au marché dans le but de réduire les importations d'agrumes et de jus et de protéger ainsi la production nationale. Cependant, sous l'influence de l'Accord de Marrakech de 1994 sur l'agriculture, il y a eu une tendance vers la réduction des tarifs sur les agrumes et les jus importés. Pour de plus amples informations sur ce thème, se reporter au document suivant : USDA-Foreign Agricultural Service: GATT/WTO and Citrus. Echelle des tarifs FCOJ pour les principaux
pays importateurs de jus d'orange dans le cadre du GATT
La moyenne des tarifs autorisés par l'OMC est de 49% pour les oranges et 53% pour le jus d'orange concentré surgelé. Pour de plus amples informations, se reporter aux documents
suivants : Le Florida Department of Citrus fournit des liens utiles vers des informations relatives aux tarifs sur les agrumes dans : Foreign Trade Information. Accords commerciaux/Zone de libre échange des Amériques (Cas : Brésil-Floride) Quelques pays producteurs d'agrumes ont conclu des accords commerciaux avec d'autres États ou groupes de pays dans le but de bénéficier d'un traitement préférentiel par la réduction du niveau des tarifs, voire même par l'importation exemptée de taxe. Ces accords commerciaux permettent d'accroître les opportunités commerciales. Sur ce thème, vous pouvez se reporter aux documents
mentionnés ci-après : Au sein de l'Union européenne, le système des quotas tarifaires recouvre quelques accords préférentiels, tels que ceux passés avec certains pays du bassin méditerranéen, dans le cadre des accords Euro-Méditerranéens. La création éventuelle de l'Euro-Mediterranean Free-Trade Area devrait avoir des effets significatifs sur le commerce des agrumes frais. Le pays le plus actif au niveau des accords commerciaux préférentiels est les États-Unis. Ce pays a par exemple signé en 1988 avec le Japon, le Japan Beef and Citrus Agreement. En 1984, le Caribbean Basin Economic Recovery a été mis en place, permettant ainsi à Belize, au Costa Rica et à la République dominicaine de développer leur industrie de transformation des agrumes et d'exporter vers les États-Unis. Dans le cadre de l'ALENA (Accord de libre échange nord-américain), les États-Unis et le Mexique se sont accordés dans le but d'éliminer leurs tarifs sur les importations d'oranges sur une période de 15 ans à compter de 1994. Les négociations qui se sont tenues dans le cadre du Free Trade Area of the Americas (FTAA) sont particulièrement sensibles en ce qui concerne le secteur des agrumes puisque cet accord devrait englober les deux principaux acteurs du marché du jus d'orange que sont la Floride et le Brésil. C'est un des aspects de ce qu'on pourrait appeler le "cas Brésil-Floride". Concernant cette question, se reporter aux documents suivants
: Les planteurs de Floride considèrent que l'Accord pourrait avoir un effet négatif sur le secteur des agrumes de cet État, puisque les oranges brésiliennes sont cultivées et transformées à un coût moindre que celles produites aux États-Unis étant donné que des salaires plus élevés, les taxes et les réglementations environnementales et agricoles en vigueur rendent la production américaine est plus coûteuse. De ce fait, l'élimination des droits de douane américains pourrait engendrer l'inondation du marché par du jus d'oranges brésilien moins cher. Depuis 2002, les États-Unis ont, par conséquent, décidé d'imposer un tarif de 29,7 cents par SSE gallon sur le FCOJ et un tarif de 17,04 cents par gallon sur le jus d'orange simple. Cependant, étant donné le fait que les agrumes pourraient être considérés comme un produit sensible au cours des négociations, il est possible que la réduction tarifaire soit supprimée. Dans tous les cas, comme il a été noté dans la partie relative à la filière de cette fiche, les entreprises brésiliennes ont d'ores et déjà réagi face aux tarifs imposés sur le jus d'orange par les États-Unis en prenant position sur le marché américain via des investissements dans le rachat d'unités de transformation existantes en Floride. Pour de plus amples informations, se reporter aux sites
internet suivants : Les effets de l'entrée en vigueur du FTAA sont analysés
dans différentes publications. Pour les consulter, cliquer sur
les liens ci-dessous : Les planteurs de Floride payaient une taxe à l'État de Floride : la "equilizing excise tax" (EET) sur chaque boîte d'agrumes produite afin de financer le Florida Department of citrus et en particulier ses activités de promotion des agrumes de Floride, des jus et des produits dérivés. Cette taxe a été mise en place en 1970 par l'État de Floride sur les produits des agrumes transformés importés dans le but de faire en sorte que les importateurs partagent le coût des programmes de commercialisation des produits de Floride. Les planteurs d'agrumes dans les autres États américains étaient exemptés de l'EET. En conséquence, au cours de l'année 2002, cinq entreprises internationales de jus d'orange ont lancé une action judiciaire à l'encontre du Florida Department of Citrus afin d'abolir l'EET. En avril 2002, une cour de justice de l'État a jugé que cette exemption était inconstitutionnelle puisqu'elle favorisait le jus pressé à partir d'oranges produites dans un autre État que la Floride. En conséquence, la loi a été amendée le 1er juillet 2002, afin d'éliminer cette exemption. En outre, l'EET a fait l'objet d'une plainte auprès de l'OMC déposée par le Brésil, qui a demandé que des consultations soient organisées avec les États-Unis et qu'un panel sur ce thème soit créé. Selon le Florida Citrus Mutual, le marché nord-américain est le premier au plan international pour le jus d'orange et cette position a été essentiellement financée par les planteurs d'agrumes de Floride qui ont versés des centaines de million de dollars par le biais de cette taxe. Pour de plus amples informations sur ce thème, se
reporter aux documents suivants : Mesures sanitaires et phytosanitaires Les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) sont des réglementations techniques rédigées dans le but d'éviter un éventuel impact négatif des pratiques du commerce international sur la vie ou la santé des Hommes, des animaux et des plantes. Son but est de protéger la santé et la sécurité du consommateur. L'Accord de l'OMC sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (mieux connu sous le nom d'Accord "SPS") est entré en vigueur en même temps que l'OMC, le 1er janvier 1995. Il réglemente l'application des règles relatives à la sécurité alimentaire, à la santé des animaux et à celle des plantes et vise à imposer des règles minimales en la matière. Au cours de ces dernières années, il y a eu un acroissement du nombre de conflits commerciaux suite à la restriction des importations basées sur des questions phytosanitaires. Par exemple, les clémentines d'Espagne ont été interdites par l'USDA en décembre 2001 après qu'une larve de mouche méditerranéenne ait été trouvée dans plusieurs expéditions vers les États-Unis. En octobre 2002, le Service d'inspection de la santé des animaux et des végétaux (APHIS), du Département de l'agriculture américain a amendé ces règles afin de permettre l'importation libre de clémentines espagnoles. Les nouvelles conditions précisent que les clémentines doivent avoir été cultivées dans le cadre d'un Programme mis en place par le gouvernement espagnol de gestion des mouches méditerranéennes doivent se soumettre à un régime d'inspection qui englobe la découpe du fruit avant et après le traitement par le froid et qu'elles doivent satisfaire aux autres conditions imposées par la loi dans le but d'empêcher l'introduction de mouche méditerranéenne aux États-Unis. Pour de plus amples informations, consulter le document suivant : APHIS Clementines. De la même manière, concernant des informations
sur le système SPS dans le cadre des agrumes frais, consulter les
liens indiqués ci-après : Etant donné la taille du marché chinois et son potentiel en tant que marché émergent, l'accession de ce pays à l'OMC a influencé le secteur des agrumes et des jus. Ce sujet est développé plus avant dans les
documents suivants : Les politiques de soutien au marché D'ordinaire, les mesures d'aide aux producteurs ne peuvent être individualisées en fonction des agrumes. Ces fruits tombent dans l'escarcelle des mesures générales de soutien aux produits de base agricoles. Ces dernières peuvent englober des prix administrés, des subventions ainsi que des incitations d'ordre fiscales ou d'investissement. Depuis que l'Union européenne est la principale zone d'importation des agrumes et du jus d'orange, l'exemple le plus significatif de mesures de soutien au marché est la Politique agricole commune (PAC). Dans ce domaine, le secteur des agrumes est réglementé par l'Organisation commune des marchés pour les fruits et les légumes, qui a été révisée, en 1996, en même temps que la réforme globale de la PAC. Celle-ci a partiellement modifié la politique relative aux mesures d'intervention sur le marché afin de soutenir les producteurs à travers les organisations de producteurs dont les principales sont Intercitrus et Ailimpo en Espagne. Elle a également introduit un prix minimum à l'entrée et pris en considération le cycle de l'Uruguay. Sur ce thème, se référer aux documents mentionnés
ci-dessous : Les réglementations relatives aux fruits et légumes sont listées dans l'EU Commission Regulations, Fresh Fruit and Vegetables et l'EU Commission Regulations, Products processed from fruit and vegetables (il est possible de consulter ces documents en français en cliquant sur l'onglet "fr" à droite en haut de la page). Les politiques internes de soutien en ce qui concerne les agrumes incluent les rétributions à l'exportation, les stocks régulateurs, les seuils d'intervention et une aide directe aux producteurs. L'Union européenne applique également un schéma d'aide à la transformation destinée aux planteurs de certains agrumes : Règlement (CE) N°1092/2001 de la Commission du 30 mai 2001 portant modalités d'application du règlement (CE) no 2202/96 du Conseil instituant un régime d'aide aux producteurs de certains agrumes. Selon la notification de la Commission européenne à l'OMC, la Communauté apporte une aide financière de 204 millions de dollars aux producteurs européens de clémentines (Mesure globale de soutien - MGS total), ainsi qu'une enveloppe spécifique additionnelle pour les mandarines de 71 millions de dollars et une allocation de 14 millions de dollars aux producteurs de satsuma. A côté de cela, les producteurs d'oranges recevaient approximativement 478 millions de dollars afin de les assister dans leurs efforts. Sur ce thème, consulter : the effects of EU Policies on the competitive position of the U.S. & EU Horticultural Products Sectors, California Citrus Mutual, Joel Nelsen, President, Statement to the International Trade Commission, April 26, 2001. Pour une analyse de la politique européenne en matière
d'agrumes, se reporter aux documents suivants : Les campagnes promotionnelles et les politiques de commercialisation qui visent à encourager la consommation d'agrumes sont cruciales quand on souhaite agir sur la demande. Ces stratégies ont pour objectif d'informer le public sur des thèmes aussi variés que la diététique ou les bienfaits nutritionnels et sanitaires de la consommation d'agrumes et de leurs jus. Ils sont encouragés au sein de l'UE : des campagnes de promotion en faveur des produits agricoles de l'UE. Un exemple de campagne réalisée par Intercitrus peut être consulté en cliquant sur le lien suivant : Orange and Clementine advertisement campaign in European Community countries 2002-2003 . Pour des exemples de promotion des agrumes aux États-Unis, se référer au site internet des TexaSweet marketing programs (Market Promotion, Merritt Taylor, Charles Hall and Gustavo Molina, Texas Agricultural Extension Services, Texas Citrus) et du Florida Department of Citrus (Florida citrus industry boosts consumption with extensive, health-focusedadvertising & promotion, Dan Campbell, USDA, Rural Cooperatives Magazine, September October 2001 et Florida Orange Juice “The Best Start Under the Sun.” Online Advertising Case Study). Ces mesures visent à renforcer l'image de qualité favorable des co-produits des agrumes de certaines origines. C'est notamment le cas des appellations géographiques protégées au sein de l'Union européenne (Citricos Valencianos). En dehors du processus de libéralisation du commerce
international qui s'est accentué au cours des années 1990,
quelques pays producteurs ont initié une démarche de déréglementation
interne de leur secteur "agrumes". Ceci a notamment été
le cas pour Israël et l'Afrique du Sud. Avant ces réformes,
le système était caractérisé par une intervention
étatique très marquée. Ces changements dans l'environnement
réglementaire national sont illustrés par les travaux suivants
: Pour de plus amples informations sur les politiques économiques
globales et nationales dans le secteur des agrumes, consulter les liens
électroniques ci-dessous : |
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