![]() |
||||||||||||||||||||||||||||
|
|
- Production Le nickel est un métal relativement répandu au niveau mondial. Toutefois, cette abondance est toute relative car le minerai de nickel exploitable dans des conditions économiquement acceptables reste très localisé. Production mondiale de nickel entre 1935 et 2005e (en tonnes)
Source : Secrétariat
de la CNUCED d'après les données statistiques de l'industrie
et du Groupe d'étude international sur le nickel Depuis le milieu des années 1990, plus d'un million de tonnes de nickel sont produites annuellement contre dix à douze fois plus pour le cuivre ou 800 fois plus pour l'acier. Vingt pays, tous continents confondus l'exploitent et vingt-cinq le raffinent et le fondent, ce qui fait de ce marché un secteur relativement intégré. Cette concentration est encore plus notable au niveau des entreprises. En effet, cinq grands groupes mondiaux fournissent plus de la moitié de l'offre mondiale : Norilsk (Russie), INCO (Canada), Falconbridge (Canada), Western Mining (Australie) et Eramet SLN (France) ; le reste provenant d'une trentaine de petites sociétés disséminées à travers le monde.
Source : Secrétariat de la CNUCED d'après les données statistiques de l'USGS L'offre mondiale est parfois difficile à prévoir, notamment pour le nickel en provenance de Fédération de Russie. Ce pays possède en effet des stocks de métal importants et leur écoulement aléatoire influence fortement le marché à court terme. Mais l'offre varie également en fonction des mises en chantier d'usines, de la découverte de nouveaux gisements ou encore en raison de sanctions spécifiques telles que celles pratiquées dans le cadre de la loi américaine Helms-Burton concernant Cuba. En outre, des facteurs exogènes tels que les prix des déchets d'inox, produits substituables au nickel primaire, les grèves dans un certain nombre d'entreprises ou les changements dans les volumes des stocks (chute de 78% au LME en 2000) contribuent à l'instabilité de l'offre. A l'instar de la Russie qui fournissait d'après les estimations de l'USGS de 2004 un peu moins du quart de l'offre mondiale et dont les réserves (en mars 2005) ne représentent plus que 7% des réserves totales, certains pays qui sont parmi les principaux producteurs de nickel voient leurs réserves diminuer. En ce qui concerne la Nouvelle-Calédonie, le pourcentage indiqué dans le graphique ci-dessus ne reflète qu'une partie de la réalité puisqu'on estime, à l'heure actuelle, qu'elle possèderait le quart des réserves mondiales de minerai nickelifère latéritique. En outre, après deux ans de suspension, le canadien Inco a repris en 2004 les travaux pour ouvrir la mine de nickel de Goro (dont il possède 69%). Il s'est vu accorder par le gouvernement français un agrément de défiscalisation, consentie par la loi Girardin, de 500 millions de dollars américains d'investissements pour l'exploitation de ce site. Le mécanisme prévoit un emprunt sur 12 ans, remboursable à partir de 2008. Le coût total du projet de Goro est évalué à 1,878 milliards de dollars au total (environ 70% des parts pour une filiale de Inko, "Goro Nickel", 10% à BRGM, le reste (environ 20%) étant partagé par Sumitomo Metal Mining et Mitsui & Co. La production de lordre de 60'000 tonnes annuelles devrait débuter en septembre 2007 (les réserves prouvées s'élèvent selon Inco à 57 millions de tonnes). Pour Cuba, les réserves et le potentiel sont très importants, mais les exportations plafonnent pour le moment pour les raisons susmentionnées. Note : le recyclage du nickel est une opération d'un grand intérêt pour la filière. Pour mieux assimiler la portée de ce phénomène, on peut citer en exemple que le recyclage fournit la moitié du nickel destiné à la réalisation d'aciers inoxydables, principal débouché pour ce métal. Evolution de la demande de nickel entre 1950 et 2005e en milliers de tonnes
Source : Secrétariat
de la CNUCED d'après les données statistiques de l'industrie
et du Groupe d'étude international sur le nickel Ces chiffres montrent la relative régularité ainsi que la forte progression de la demande de nickel dans le monde depuis le milieu du XXème siècle. Celle-ci a été multipliée par dix depuis le début des années 1950. Aujourd'hui, bien que moins consommé en terme de volume, notamment parce qu'il est plus cher, le nickel a tout de même dépassé le million de tonnes utilisées par an depuis l'année 2000 et comme les prévisions le pressentaient, a atteint 1,2 millions de tonnes en 2003 et devrait selon les prévisions dépasser 1,3 millions de tonnes pour l'année 2005. Evolution de la répartition de la demande
de nickel dans le monde
Source : Secrétariat de la CNUCED d'après les données statistiques du World Bureau of Metal Statistics Le nombre de pays engagés dans le commerce du nickel
est relativement faible. En outre, à eux seuls le Japon, les
Etats-Unis, l'Allemagne, la Chine (y inclu Taïwan), la République
De Corée, l'Italie et la Finlande ont compté pour environ
70% de l'utilisation mondiale de ce produit entre 2000 et 2004. Poids moyen des principaux pays
utilisateurs dans la demande mondiale de nickel sur la période
2000-2004 Source : Secrétariat
de la CNUCED d'après les données statistiques du World Bureau
of Metal Statistics Les pays exportateurs indiqués sur cette carte représentent 84% des exportations mondiales et les pays importateurs 92% des importations mondiales sur la période 2000-2004. Carte des flux de nickel entre les principaux acteurs du marché sur la période 2001-2005e
Source : Secrétariat de la
CNUCED d'après les données statistiques du World Bureau
of Metal Statistics |
|||||||||||||||||||||||||||