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Nickel

 

 

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Description

- Description et caractéristiques techniques
- Origine et histoire

Description et caractéristiques techniques

Le nickel le 23ème élément le plus répandu dans l'écorce terrestre. Celle-ci en contient en effet 0,0084 % jusqu'à une profondeur de 16 km. Malgré l'existence de nodules riches en nickel dans les océans, aucune méthode économiquement viable d'exploitation de cette resource n'a été mise au point à ce jour.

Le nickel est un métal de couleur blanche-argentée à cassure fibreuse. Il est malléable et ductile et est le plus dur de tous les métaux usuels. Il est ferromagnétique jusqu'à 355°C (point de Curie) et bon conducteur de chaleur et d'électricité. Ses qualités magnétiques et chimiques sont similaires à celles du fer et du cobalt, les éléments qui le précèdent dans la classification périodique des éléments de Mendeleïev. S'il est protégé par une mince couche d'oxyde, le nickel ne se corrode presque pas à l'air. Ce haut degré de résistance explique notamment son emploi dans les industries chimique et navale.

La production de nickel provient de deux types de minerais. Les minerais sulfurés qui représentent près de 65% de la production mondiale et les minerais oxydés.

La pentlandite (34% de nickel), la pyrrhotite (6% de nickel), la pyrite et la chalcopyrite (entre 2,5 et 5% de nickel) sont les quatre sortes principales de minerai sulfuré. Ces minerais sont essentiellement présents en Australie (district de Kambalda), en Russie (Norilsk-Talnakh), en Chine, en Afrique du Sud (Bushveld), en Finlande, aux Etats-Unis (Stillwater, Montana) et au Canada, dont la mine de l'Ontario "Sudbury", représente la principale source d'extraction et l'une des plus grandes réserves mondiales avec environ 400 millions de tonnes de minerai tout-venant possédant une concentration en nickel de 1,5%. L'extraction de ces minerais permet la récupération simultanée de "co-produits" qu'il est économiquement intéressant d'exploiter dont entre autres le cuivre, l'or, l'argent, des platinoïdes tels que le palladium et platine et le cobalt.

Les minerais oxydés quant à eux, sont souvent exploités en surface, dans des mines à ciel ouvert. Contrairement aux minerais sulfurés riches en sous-produits, les minerais oxydés ne contiennent généralement que du cobalt en association avec le nickel. La principale source d'extraction de ce type de minerai se situe en Nouvelle-Calédonie où elle apparaît sous la forme de Garniérite (concentration en nickel entre 3 et 5%). Une autre forme de minerai oxydé existe : les latérites nickelifères (contenant entre 1 et 2% de nickel) dont les principales sources se situent à Cuba, en Australie et en Grèce. En Australie, ces derniers sont principalement transformés en ferronickel.

Symbole chimique Ni
Numéro atomique
28
Masse atomique
58,71
Structure cristalline
cubique à face centrée
(a = 0,352 nm)
Densité (à 20°C) 8,902 g/cm³
Température de fusion
1452°C
Température d'ébullition
2732°C
Résistivité électrique à 20°C
6,9 µ ohm.cm
Conductibilité thermique
à 0-100°C
90,9 W /(m.K)
Configuration électronique [2,8,8 ] 3d8 4s2
Isotopes de 56 à 66
A l'état naturel, le nickel est un mélange de 5 isotopes stables (58,60,61,62 et 64) et de 6 autres instables.

Pour plus de renseignements concernant les risques inhérents à ce produit, se reporter au site de l'International Chemical Safety Cards

Origine et histoire

Bien que le chimiste suédois Alex Cronstedt ait été le premier à l'isoler en 1721, le nickel est connu de l'Homme depuis des millénaires. Les Hommes préhistoriques se servaient déjà du nickel contenu dans les météorites pour réaliser des objets usuels. Avant le début de notre ère il entrait dans la fabrication de pièces de monnaie sous la forme de cupronickel.

Le mot de nickel vient de l'allemand. Il se décompose en fait en deux termes : Nickel qui se rapporte directement au métal et Kupfer dont la traduction littérale est : "petit nain de légende". Le nickel a reçu cette dénomination des mineurs saxons qui le découvrirent. Il fut dans le même temps, qualifié de cuivre du diable car ces mineurs ne parvinrent pas à le traiter, le confondant avec l'oxyde de cuivre qui lui ressemble beaucoup.

C'est seulement vers 1865 que les français Garnier et Heurtaux découvrirent les ressources minières de la Nouvelle-Calédonie. Cette découverte marqua le début de la métallurgie moderne du nickel.

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