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- La filature Les capsules récoltées par temps sec (cueillette) subissent un premier triage qui a pour but d'éliminer celles qui sont tâchées ou insuffisamment mûres. La séparation de la fibre et de la graine se fait ensuite par égrenage mécanique (le plus souvent) afin d'éviter que l'huile contenue dans les graines ne viennent à tâcher les filaments. Ce travail est effectué par des égreneuses dont la première du genre a été conçue par Eli Whitney à la fin du XVIIIème siècle. Après un premier battage des fibres de coton qui a pour but de retirer une partie des poussières et corps étrangers et un second triage, les fibres sont pressées de manière hydraulique en balles cerclées de fer pour faciliter le transport et diminuer les frais (gain de place). Dans le secteur du coton, des avancées technologiques très importantes sont réalisées notamment dans le cadre du développement variétal et des Organismes génétiquement modifiés (OGM). Le premier gène à avoir été transféré dans un plant de coton, en 1987, avait pour but de créer une résistance par rapport à un insecticide (glyphosate). Depuis ce moment, un des développements majeurs en la matière est la création (par Monsanto) du Coton transgénique "bacillus thuringiensis" Bt en 1989. Le recours au coton Bt à but commercial a commencé lors de la campagne 1996/97, aux Etats-Unis et en Australie. En moins d'une dizaine d'années, plus du cinquième de la superficie cultivée est couverte par du coton transgénique (Bt en particulier) à travers le monde et celui-ci représente 50% des superficies agricoles consacrées au coton au Mexique et en Afrique du Sud, 80% aux Etats-Unis et 66% en Chine. Les autres pays autorisant les cultures commerciales de coton transgénique étaient en 2005 l'Argentine, l'Australie, la Colombie, l'Inde et l'Indonésie. D'après les estimations de CropLife International, après le soja et le maïs, la production de coton OGM représenterait en 2002-2003 un marché d'environ 430 millions de dollars américains. En Afrique francophone, des projets sont également en développement afin de mettre en place des cultures de coton transgéniques. C'est notamment le cas du Mali qui a lancé en 2004 un projet devant s'achever à l'horizon 2009 sur le "développement de la culture du coton génétiquement modifié au Mali" ainsi qu'au Burkina Faso qui a lancé en juin 2003 des essais de culture transgénique pour évaluer la viabilité du coton Bt et en particulier sa capacité de résister aux chenilles helicoverpa (qui affectent environ la moitié de la production annuelle du pays) dans deux stations de l'Institut national de l'environnement et de recherche agricole (Inera) à Farako-bà (Sud-ouest) et à Fada N'Gourma (Est). Pour de plus amples informations, consulter
le document suivant : Développement
de la culture du coton génétiquement modifié
au Mali (Ministère de l'agriculture, de l'élevage
et de la pêche) D'après un article paru dans le Monde du 3 février 2005 ( "Avec les OGM, réduire la fracture agricole mondiale, par Gilles Peltier"), en 2005, "24 % de la superficie cotonnière mondiale serait plantée avec des variétés de coton génétique, contre seulement 2 % en 1997, contribuant pour environ 34 % de la production mondiale et plus de 30 % des exportations mondiales". Selon l'ISAAA (International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications), la surface cultivée en coton agrée Bt est passée d'environ 100 000 hectares en 2003 à 500 000 hectares en 2004, avec approximativement 300 000 cotonculteurs impliqués dans ce domaine. Faisant suite à une période de sécheresse en 2002 et 2003, l'Australie à augmenté ses plantations totales de coton pour atteindre près de 310 000 hectares en 2004 dont 80%, soit 250 000 hectares, étaient transgéniques. En 2004, la Chine a également accru la zone sous coton Bt pour la 7ème année consécutive, une augmentation d'un tiers passant de 2.8 millions d'hectares en 2003 à 3.7 millions d'hectares en 2004, ce qui équivaut à 66% de la surface total planté en coton (5.6 millions d'hectares en 2004). Au niveau national, il s'agit de la zone la plus importante sous OGM depuis l'introduction de coton Bt en 1997. Dans l'ensemble, le taux de croissance entre 2003 et 2004 du coton génétiquement modifié commercialisé dans le monde était de 25%. Voir également à ce sujet le site de l'INRA ainsi que la présentation sur les OGM. La filature est l'étape de transformation du coton brut en fil. Elle se déroule selon le mode opératoire suivant. Une fois les balles arrivées à destination dans les ateliers de filature, elles sont échantillonnées afin de sélectionner parmi les différentes qualités et origines, celles que l'on va associer afin d'obtenir un fil de coton de qualité toujours homogène. Les balles sont ouvertes par passage dans un brise-balles, puis battues dans une nettoyeuse-batteuse sous l'effet d'un courant d'air qui permet de retirer les corps étrangers contenus dans le coton (qui pourraient avoir des conséquences sur le reste du processus ainsi que les brins trop courts pour être utilisés). A ce stade du traitement les fibres ne sont pas présentées de manière parallèle. Ceci se fera au cours de l'étape ultérieure dite du cardage. Le cardage a pour but de séparer
les fibres naturelles de coton les unes des autres, de les peigner, de
les redresser, de les paralléliser ainsi que de les nettoyer. Un
ruban de carde dont la largeur est d'environ un mètre est alors
obtenu. La phase de démêlage peut être suivie d'une
étape facultative de peignage (d'où le terme de fibres peignées)
qui n'aura lieu que : La phase d'étirage (ou doublage) a ensuite pour but d'harmoniser l'épaisseur du ruban de carde par étirage des fibres. Cette opération s'effectue par passage de plusieurs de ces rubans entre différents rouleaux de caoutchouc tournant à des vitesses de plus en plus rapide. C'est souvent à la suite de cette étape qu'interviennent des traitements tels que le blanchissement (à l'hypochlorite ou au peroxyde) ainsi que la teinture des fibres. Finalement, plusieurs rubans sont étirés et tordus ensemble pour donner le fil définitif. Cette opération s'effectue dans deux machines distinctes. Un banc à broches tout d'abord qui a pour fonction d'effectuer le filage en gros, c'est à dire d'assembler entre elles plusieurs fibres et de les tordre de manière à obtenir un fil de diamètre assez grossier appelé loquette et de l'enrouler sur une bobine. Un revideur (ou métier à filer) ensuite qui a pour objet de réduire le diamètre du fil à sa taille définitive. Cette opération est nommée filage en fin. Selon l'usage que l'on souhaite en faire, la torsion apportée au fil seront plus importante. Mercerisage Le mercerisage est un procédé de l'industrie textile qui doit son nom à son inventeur, le chimiste anglais John Mercer (1791-1866). Cette technique qui a vu le jour en 1844 consiste à laisser tremper des fibres de coton dans de la soude caustique sous une pression élevée afin d'en améliorer le lustre (d'autre produits alcalins peuvent parfois être utilisés, toutefois, pour des raisons de coûts et d'efficacité, c'est la soude caustique qui est généralement préférée par les industriels). Utilisée notamment dans la production d'étoffes de grande qualité tels que les damassés, ce traitement donne aux fibres une texture plus lisse et plus brillante (de par le changement de forme de la fibre qui passe d'une forme plutôt applatie à une apparence parfaitement cylindrique). Ce type de coton est souvent comparé à la soie. La fibre devient en outre plus résistante et prend mieux la coloration. En 1889, Horace Lowe a amélioré le procédé de mercerisage en ajoutant une phase d'étirage des rubans alors qu'ils sont encore humides et en les rinçant ensuite à l'eau. Un procédé voisin consiste à traiter les fibres de coton avec une solution d'ammoniaque. On parle parfois de double mercerisation quand on traite à la fois le fil et le produit fini (tricot). Pour de plus amples informations, consulter les liens électroniques
suivants : Gazage Le fil de coton passe rapidement devant une flamme afin d'éliminer les peluches qui dépassent. Cette opération permet de renforcer la brillance du fil de coton. C'est un procédé relativement onéreux. En effet, le fil devant être traité, puis filé avant d'être gazé, la perte de produit est importante. Selon une publication de Rieter de mars 2000, "... La perte en fibres se situe entre 6% et 10% en masse". Cette technique est parfois rapprochée de celle du flambage des étoffes qui consiste à faire passer à la flamme des étoffes terminées. Cette dernière donne toutefois des résultats moins irréprochables que le gazage car seules les peluches de surface sont éliminées. Sanforisage Grâce à un procédé exclusivement mécanique inventé par Sanford Cluett en 1933, le sanforisage permet de rendre les tissus cotonniers moins fragiles au lavage, en particulier en ce qui concerne leur rétrécissement et la perte éventuelle des couleurs. Au cours de l'opération, les tissus sont étirés aussi bien en longueur qu'en largeur afin que ceci ne se fasse pas au cours du premier nettoyage chez l'acheteur. Retordage Le retordage est l'opération qui consiste à tordre ensemble (en S ou en Z) plusieurs fils ou filés. En principe la torsion se fait dans le sens inverse de celui appliqué au fil au cours de l'étape de filature et permet d'obtenir un fil de diamètre plus important et d'une plus grande résistance |
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