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- Évolution
des prix Un grand nombre de facteurs influencent le prix du coton. A titre d'illustration nous pouvons citer les différences dans les variétés cultivées ainsi que la qualité des fibres obtenues, et à cet égard, la détermination des prix du coton égyptien à longues fibres est particulière. De la même manière, le processus de formation des cours du coton sur le marché américain est atypique, puisqu'il est fortement influencé par les soutiens gouvernementaux accordés à ce secteur. Les particularités de la filière cotonnière mondiale combinées aux politiques nationales des grands pays producteurs en la matière ont engendré une segmentation des prix du marché international. Les subventions accordées dans ce secteur contribuent à cet état de fait puisque, selon une communication de la Commission européenne au conseil et au parlement européen (COM-2004-87), les prix payés aux producteurs aux États-Unis et dans l'Union européenne étaient, en 2001-02, supérieurs de 90% et 154% aux cours mondiaux. Il est utile de rappeler qu'il n'existe pas à ce jour de contrats à terme réellement utilisé comme référentiel international. Le contrat à terme négocié sur la bourse américaine correspond principalement aux spécifications et aux spécificités du marché des États-Unis. Malgré un abaissement momentané du risque de base résultant de l'importance grandissante du coton américain dans la filière mondiale (avec une influence de ce pays sur les prix internationaux), le recours aux instruments à terme pour les autres origines (à l'exception de pays comme le Mexique, membre de l'ALENA, qui pourrait utiliser la bourse des États-Unis étant donné que le développement de ses prix est en ligne avec le marché américain) n'est pas très aisé du fait de divergence possible entre les prix physiques et à terme. Malgré ces imperfections, certaines entités utilisent le contrat de New York pour arbitrer les cotons non américains. Cependant, un changement exogène (comme par exemple de politique économique) peut à tout moment voir ré-émerger un risque de base important avec des conséquences désastreuses pour les opérateurs ayant d'importantes positions ouvertes en arbitrage d'effectifs. Les prix de référence internationaux sont
donc généralement négociés quasiment au comptant
(ou à livraison différée rapprochée, sur une
période de 2 à 4 mois maximum). Il s'agit des indices déterminés
par le Cotton Outlook
sur la base du jeu de l'offre et de la demande. Ces indices sont plus
connus sous la dénomination de "Cotlook A" et "Cotlook
B": De manière générale, les prix du coton fluctuent dans le temps en fonction des niveaux de l'offre et de la demande, eux-mêmes influencés par les politiques menées dans les différents pays producteurs. * Memphis/Est, Californie/Arizona, Orleans/Texas,
Tanzanie, Turquie, Inde, Ouzbékistan, Paraguay, Pakistan, Côte
d'Ivoire, Burkina Faso, Bénin, Mali, Grèce, Australie, Mexique,
Syrie, Brésil, Chine. Evolution historique des prix du coton selon l'Indice A de Cotton Outlook (1973/74 à 2007/08) et des stocks mondiaux de coton
Source:
Secrétariat de la CNUCED d'après les données statistiques
de la CNUCED et du CCIC Le milieu des années 1980 fut témoin
d'une période enregistrant de forts niveaux des stocks, avec des
sommets pouvant par exemple atteindre 10,3 millions de tonnes de coton
en 1984/85 ou près de 11,4 millions en 1985/86. Cette tendance
s'est confortée à la fin des années 1990 et au début
des années 2000 avec un retour à des niveaux de stocks largement
au-dessus de 10 millions de tonnes. Une telle situation s'explique principalement
du fait d'un excédent de l'offre, notamment chinoise et américaine,
résultant de la mise en place de mesures de production incitatives
dans les deux pays. Au cours de ces périodes, l'Indice A de Cotlook
a chuté jusqu'à atteindre 35 US cents/lb en août 1986
et des moyennes annuelles de 48,9 US cents/lb en 1985/86 et 62 US cents/lb
en 1986/87 contre 69,1 US cents/lb en 1984/85 et 72,2 US cents/lb en 1987/88.
Au début des années 1990, après une très légère
reprise en 1989/90 (à 82,2 US cents/lb), l'Indice A de cotlook
a de nouveau fortement baissé en particulier en 1991/92 et 1992/93
pour atteindre en moyenne 57,6 US cents/lb en 1992/93 et son niveau le
plus bas de la période en novembre 1992 (à 52,7 US cents/lb).
Cette nouvelle baisse résultait de la conjonction
de plusieurs facteurs dont : Les prix ont finalement repris de la vigueur pour atteindre, en valeur absolue, leur niveau le plus haut de la période en 1994/95 avec 92,4 US cents/lb. Cette reprise fut principalement la résultante de la baisse de la production nationale dans les pays dont le niveau de production était étroitement lié avec les prix internationaux (comme c'était le cas par exemple dans le continent sud-américain). Au cours de la première moitié de la décennie 1990, la production de cette zone a été divisée par 1,5 environ sous l'effet de la baisse des superficies de coton en culture. Cette baisse de la production dans certaines régions du monde a néanmoins été compensée par une forte croissance de la production dans les principaux pays producteurs, en particulier en Chine (sauf problème climatique sporadique tel qu'en 2003) aux États-Unis et à l'expansion des terres en Turquie,au Brésil et en Australie. Ceci conjointement à une faible hausse de la demande et à une augmentation des subventions accordées aux cotonculteurs (particulièrment à la fin des années 1990) a fait chuter le prix de plus de la moitié de sa valeur entre 1994/95 (92,4 US cents/lb) et 2001/02 (41,9 US cents/lb). Les prix ont atteint des niveaux relativement élevés au cours de la campagne 2007/08 et notamment entre les mois de janvier et de mai 2008 où le prix du coton a été coté aux environs de 75,6 US cents/lb. Selon le CCIC, cette hausse ne peut être totalement imputée aux simples fondamentaux du marhcé et notamment au ratio stocks utilisation industrielle qui devrait diminuer à 53% sur 2007/08 contre 58% la saison précédente. Avec environ le quart de la production mondiale, de la consommation et des stocks détenus au niveau international sur la période 1980-2006, la Chine est un acteur de poids sur le marché international du coton. Ce pays joue en effet un rôle fondamental dans la détermination du niveau des cours internationaux, en particulier du fait des incertitudes relatives à sa situation commerciale, tant à l'importation qu'à l'exportation. Evolution en parallèle des exportations nettes de la Chine (en milliers de tonnes) et du cours du coton selon l'Indice A de Cotlook (en US cents/lb)
Source: Secrétariat de la CNUCED d'après les données statistiques du CCIC Pour illustrer le processus de détermination des prix du coton au niveau national, l'exemple du Mali peut être intéressant. A cet égard, veuillez consulter l'étude Oxfam/Cirad/IER Ecofil "LImpact sur lEconomie Malienne du Nouveau Mécanisme de Fixation du Prix du Coton Graine", août 2005. Les contrats négociés aux États-Unis sont présentés ici. Toutefois, ces spécifications sont susceptibles d'être modifiées et une version mise à jour des contrats peut être trouvée auprès des adresses spécifiées en source. Aux États-Unis, les contrats à terme et d'options peuvent être négociés auprès de l'Intercontinental Exchange Contrat à terme sur le coton #2 (modalités au 7 janvier 2009)
Source: Intercontinental Exchange (ICE) Contrat d'option sur le coton #2 (modalités au 7 janvier 2009)
Source: Intercontinental Exchange (ICE) Des contrats à terme sur les fibres de coton ont été également mis en place en Chine, en Inde et au Brésil. Le Zhengzhou Commodity Exchange (ZCE) a lancé son contrat #1 sur le coton en juin 2004. Le contrat coton#1 a remporté beaucoup de succès au cours de sa première année, dépassant même parfois les volumes échangés à New-York, il s'est néanmoins affaibli au cours de 2006 avec notamment l'introduction d'un nouveau contrat à terme du sucre. Comparaison entre les volumes échangés sur le Zhengzhou Commodity Exchange et l'Intercontinental Exchange (en '000 unités)
Source : Secrétariat de la CNUCED d'après les données statistiques du Zhengzhou Commodity Exchange (ZCE) et l'Intercontinental Exchange (ICE) De la même manière, le National Commodity and Derivatives Exchange (NCDEX) a initié trois contrats sur le coton (coton indien 28mm, coton indien 31mm, fibres moyennes de coton) et un sur les produits dérivés du coton (tourteau de coton-graine). Le NCDEX est le marché de produits de base le plus vaste d'Inde avec près de 1 000 membres en 2008 (voir liste) pouvant commercer électroniquement par le biais de 550 centres d'échanges à travers l'Inde. Les principales fonctions de ce marché sont de servir de plate-forme d'échanges et de formation des prix. Les spécifications relatives à ces contrats
peuvent être consultées en cliquant sur les liens suivants
: Le Multi Commodity Exchange (MCX) est une autre plate-forme électronique d'échanges indienne, toutefois moins vaste que le NCDEX. Elle propose 3 contrats sur le coton égréné (coton à fibres longues, moyennes et courtes), un sur les fils de coton et un sur les "kapas" (type de coton non égréné ou fibre blanche enveloppant la graine obtenue à partir du cotonnier). Avec l'expansion des moyens de télécommunications et plus particulièrement d'Internet, plusieurs compagnies s'établirent dès 2000 afin de créer, développer et lancer diverses plateformes internet pour le commerce de fibres et de textile. En voici quelques exemples : |
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