Bois tropicaux
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Classification des forêts tropicales
Variation du couvert forestier tropical
Pratiques de récolte

Classification des forêts tropicales

Conformément à l'Accord international sur les bois tropicaux (AIBT), cette partie définit une forêt tropicale comme étant une forêt située entre les tropiques du Cancer et du Capricorne. La classification des forêts tropicales est notoirement difficile et controversée. La répartition systématique des forêts utilisée par le "World Conservation Monitoring Centre" du Programme d'environnement des Nations Unies (UNEP-WCMC) est donnée ci-dessous. En général, les forêts tropicales denses incluent les forêts tropicales naturelles dont la canopée représente plus de 30 pour cent du couvert forestier.

Types de forêts tropicales (UNEP-WCMC)

Plaines à forêts feuillues sempervirentes : forêts naturelles avec un couvert arboré supérieur à 30 pour cent, situées à moins de 1200 m d'altitude, manifestant peu ou pas de saisonnalité, ayant une prédominance (plus de 75 pour cent du couvert arboré) d'arbres appartenant aux espèces sempervirentes feuillues.
Forêt de montagne de basse altitude : forêts naturelles avec un couvert arboré supérieur à 30 pour cent, situées entre 1200 et 1800 m d'altitude, sans régime de saisonnalité ni mélange de type de feuilles.
Forêt de montagne de haute altitude : forêts naturelles avec un couvert arboré supérieur à 30 pour cent, situées au dessus de 1 800 m d'altitude, sans régime de saisonnalité ni mélange de type de feuilles.
Forêt marécageuse d'eau douce : forêts naturelles avec un couvert arboré supérieur à 30 pour cent, situées à moins de 1200 m d'altitude, la caractéristique environnementale prédominante étant un sol gorgé d'eau.
Forêt humide semi-sempervirente feuillue : forêts naturelles avec un couvert arboré supérieur à 30 pour cent, à moins de 1 200 m d'altitude, ayant entre 50 et 75 pour cent du feuillage sempervirente et une prédominance (plus de 75 pour cent du couvert arboré) d'arbres appartenant aux espèces feuillues, les arbres manifestant une saisonnalité de fleurs et fruits.
Forêt mixte de conifères et feuillus : forêts naturelles avec un couvert arboré supérieur à 30 pour cent, à moins de 1 200 m d'altitude, le couvert arboré étant constitué par un mélange de feuillus et de conifères.
Forêt de conifères : forêts naturelles avec un couvert arboré supérieur à 30 pour cent, à moins de 1 200 m d'altitude, ayant une prédominance (plus de 75 pour cent du couvert arboré) d'arbres appartenant aux espèces de conifères.
Forêt littorale de palétuviers : forêts naturelles avec un couvert arboré supérieur à 30 pour cent, composées de mangroves, généralement le long des côtes, ou près d'aquacultures ou des eaux salées.
Forêt naturelle perturbée : tout type de forêts citées plus haut où sont clairement visibles des traces d'activités humaines (défrichage, abattage pour l'extraction du bois, incendies d'origine humaine, construction des routes, etc.).
Forêts décidues ou semi-décidues : forêts naturelles avec un couvert arboré supérieur à 30 pour cent, à moins de 1 200 m d'altitude, ayant entre 50 et 100 pour cent du couvert arboré à feuillage caduc et une prédominance (plus de 75 pour cent du couvert arboré) d'arbres appartenant aux espèces feuillues.
Forêt sclérophylle sèche : forêts naturelles avec un couvert arboré supérieur à 30 pour cent, à mois de 1 200 m d'altitude, ayant une prédominance de formations sclérophylles feuillues et plus de 75 pour cent du couvert arboré sempervirente.
Forêt épineuse : forêts naturelles avec un couvert arboré supérieur à 30 pour cent, situées à moins de 1 200 m d'altitude, ayant une prédominance d'arbustes épineux à feuillage caduc.
Zones à boisement clairsemé et parcs : forêts naturelles avec un couvert arboré entre 10 et 30 pour cent, tel que dans les régions de savane du monde. Arbres de tout type.
Plantation d'espèces exotiques : forêts à gestion intensive, avec un couvert arboré supérieur à 30 pour cent, comprenant des espèces introduites.
Plantation d'espèces indigènes : forêts à gestion intensive, avec un couvert arboré supérieur à 30 pour cent, comprenant des espèces indigènes.

Source : UNEP-WCMC, classification harmonisée des forêts
Note : Le terme "couvert arboré" indique le pourcentage de sol couvert par la projection verticale du périmètre le plus externe de l'expansion naturelle du feuillage des plantes.

On peut aussi classifier les forêts tropicales selon leurs fonctions désignées (c'est-à-dire, les fonctions ou objectifs assignés à une terre, soit par des prescriptions juridiques soit par des décisions du propriétaire/gestionnaire de la terre). Dans la plupart des pays, l'extraction de bois et d'autres biens forestiers est permise uniquement sur les terres forestières affectées à la production (forêts de production). Les forêts de production incluent les forêts naturelles (terre comprenant des espèces indigènes, naturellement régénérées) et les forêts plantées (forêts comprenant des espèces introduites, et dans certains cas des espèces indigènes, établies par plantation ou semis).

Fonctions désignées des forêts
du domaine forestier permanent (DFP) tropical

Source : OIBT, Situation de l’aménagement des forêts tropicales en 2005
Note : Le domaine forestier permanent (DFP) est défini comme comprenant certaines catégories de terres, soit publiques soit privées, qui doivent être conservées sous couvert forestier permanent.

Variation du couvert forestier tropical

La surface forestière tropicale mondiale en 2000 était juste en dessous de 1787 millions d'hectares, soit 46 pourcent de la de la superficie forestière mondiale (tropicale et non tropicale). L'Amérique du Sud comptait pour 43.3 pourcent du total des surfaces forestières tropicales, suivie de l'Afrique et de l'Asie avec respectivement 35.1 et 15.3 pourcent. L'Amérique Centrale et l'Océanie comptait pour le reste (3.4 et 2.8 pourcent). Les forêts tropicales (humides) se trouvent principalement dans le bassin amazonien d'Amérique du Sud, dans le bassin du Congo en Afrique Centrale et dans l'Asie insulaire du sud-est où le climat est chaud et humide toute l'année.

Superficie forestière tropicale en pourcentage de la surface du pays, 2000 (%)

Source : Secrétariat de la CNUCED, d'après les données de l'OIBT et de la FAO.

Les forêts tropicales occupaient plus de la moitié de la superficie totale des terres de vingt huit pays, et plus de 75 pourcent des terres de huit d'entre eux. Il s'agit, dans une large mesure, de petits Etats insulaires de l'Océan Pacifique, mais la liste comprend aussi trois Etats côtiers de faible altitude en Amérique du Sud (Guyane, Suriname et Guyane française) et un pays dans le bassin du Congo (le Gabon).

Les dix pays dotés de la surface forestière la plus étendue, 2000
(% de la superficie forestière mondiale)

Source : Secrétariat de la CNUCED, d'après les données de l'OIBT.

Les cinq pays les plus richeement dotés en forêts tropicales représentaient environ la moitié de la superficie totale des forêts tropicales (approximativement 865 millions d'hectares ou 48 pour cent). Le Brésil contribue, à lui seul, pour 27 pour cent du total du monde, ou environ 490 millions d'hectares.

La forêt tropicale continue à diminuer fortement dans le temps. Le changement net total de superficie forestière tropicale sur la période 1980-1990 est approximativement estimé à environ 12.8 millions d'hectares par an - soit une perte de 0.6 pourcent de la superficie forestière restante chaque année pendant cette période. Le changement net total de la superficie forestière entre 1990 et 2000 est estimé à environ 11.5 millions d'hectares par an - une perte de 0.6 pourcent par an sur la période. Comparé à l'année 1980, la superficie forestière tropicale à diminué de 12 pourcent en 2000. L'Afrique et l'Amérique du Sud ont connu la perte en forêt la plus élevée, bien que la perte la plus rapide se soit produite en Amérique Centrale et en Asie.

Evolution des superficies forestières par région, 1980-2000 (millions d'ha)

Source : Secrétariat de la CNUCED, d'après les données de l'OIBT.

Changements annuel dans la superficie des forêts tropicales par région, 1980-1990 et 1990-2000

Superficie
1980-1990
1990-2000
1000 ha % 1000 ha %
Afrique -3 969 -0.55 -5 234 -0.77
Asie -2 261 -0.72 -2 102 -0.71
Océanie -23 -0.04 -150 -0.29
Amérique Centrale -972 -1.23 -769 -1.11
Amérique du Sud -5 550 -0.64 -3 200 -0.40

Source : Secrétariat de la CNUCED, d'après les données de l'OIBT.

Cinq pays ayant subi la perte en forêt tropicale
la plus élevée, 1980-2000

Pays
Changement total (1000 ha)
Brésil
-52 064
Indonésie
-21 926
Soudan
-14 321
Rép. Dem. de Congo
-12 618
Zambia
-12 118

Source : Secrétariat de la CNUCED, d'après les données de l'OIBT.

Dans beaucoup de pays tropicaux, la déforestation est principalement due à l'expansion de l'agriculture à capital intensif (élevage de bétail et, plus récemment, culture de soja, qui sont généralement les utilisations de la terre les plus rentables dans le temps). L'expansion de culture répondant aux marchés des bio-énergies constitue également un facteur important de déforestation. L'extraction du bois des forêts naturelles jouent un rôle relativement mineur.

Il n'y a pas une corrélation étroite entre l'entendu forestière d'un pays et sa production de bois. Dans presque tous les pays tropicaux, le bois provient des forêts, naturelles ou plantées, spécialement désignées pour les activités extractives (forêts de production). En conséquence, tout dépend de l'étendue de forêt tropicale naturelle allouée à la production (forêt de production naturelle), du domaine de plantation, aussi bien que du caractère et de l'intensité de l'exploitation de bois.

On estime que la superficie des forêts naturelles affectées à la production dans les pays membres producteurs de l'OIBT atteint 353 millions d'hectares (ou 29 pour cent des 1.20 milliard d'hectares de la superficie totale de forêt dense tropicale estimée par la FAO en 2001). Dans de nombreux pays, au bois des forêts naturelles affectées à la production vient s'ajouter celui des forêts plantées.

Forêts denses tropicales, forêts naturelles de production et forêts plantées,
2005 (millions d'ha)*

Source : Secrétariat de la CNUCED, d'après les données de l'OIBT.
*Note : Les agrégats régionaux comprennent les pays membres producteurs de l'OIBT. Dans beaucoup de cas, les données relatives aux plantations proviennent de la FAO 2001.

Pour l'ensemble des pays membres producteurs africains de l'OIBT, sur un total estimé de 209 millions d'hectares de forêt dense naturelle, on estime à 70.5 millions d'hectares (34 pourcent) la superficie de forêts naturelles affectées à la production. Dans les pays d'Afrique de l'ouest, toutes ou presque toutes les forêts denses tropicales ont déjà été exploitées au moins une fois. Dans le Bassin du Congo, au contraire, il y a encore de grandes surfaces de forêt primaire. La superficie totale de forêts plantées (825 000 hectares) est limitée comparée à celle de l'Amérique Latine, des Caraïbes et particulièrement à celle de l'Asie et du Pacifique.

Sur un total estimé à 204 millions d'hectares de forêt dense naturelle pour l'ensemble des pays membres producteurs de l'OIBT de la région Asie-Pacifique, on estime à 97.4 millions d'hectares (soit 48 pourcent) l'étendue de forêts naturelles de production. La plus grande surface de forêt naturelle de production est de loin celle de l'Indonésie (46 millions d'hectares), suivie de l'Inde (13.5 millions d'hectares), de la Malaisie (11.2 millions d'hectares), du Myanmar (9.70 millions d'hectares) et de la Papouasie Nouvelle Guinée (8.70 millions d'hectares). La Thaïlande n'a plus de forêt de production naturelle depuis qu'elle a interdit l'exploitation des forêts naturelles. De plus, il y a environ 38.3 millions d'hectares de plantations (plus de 80 pourcent en Inde).

Des 788 millions d'hectares de forêt dense tropicale naturelle estimée pour l'ensemble des pays membres producteurs de l'OIBT d'Amérique latine et des Caraïbes, 185 millions d'hectares (23 pourcents) sont affectées à la production. Le domaine total de plantation dans la partie tropicale pays membres producteurs de l'OIBT d'Amérique latine et des Caraïbes compte pour environ 5.6 millions d'hectares, la majorité (68 pourcent) se trouvant au Brésil, où le débouché principal est pour la pâte de bois.

Pour une analyse complète, merci de se référer à :
Organisation Internationale des bois Tropicaux, Situation de l'aménagement des forêts tropicales en 2005.
Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture. Évaluation des Ressources Forestières Mondiales 2005. Rome: FAO, 2006.

Pratiques de récolte

Malgré le niveau élevé de biomasse, les forêts tropicales supportent en général un volume plus faible de bois commercialisable que les forêts tempérées.

Les forêts naturelles dans les tropiques humides diffèrent des forêts et des plantations tempérées sur plusieurs aspects :

  • Il peut exister plusieurs espèces d'arbres (souvent plus de 100 sur un même hectare, et plus de 1000 dans une région);
  • Plusieurs d'entre elles peuvent se rencontrer peu fréquemment (même les espèces courantes peuvent se retrouver seulement une fois sur un hectare donné);
  • Il peut y avoir une large gamme d'arbres de tailles et de formes différentes;
  • L'âge des arbres peut être inconnu ou indéterminé (les cernes d'accroissement, s'il y en a, ne sont pas nécessairement annuels);
  • Malgré l'apparence luxuriante, certaines forêts humides, certains sols peuvent être relativement infertiles.

Ceci a beaucoup de nombreuses implications pour l'exploitation du bois et l'estimation du rendement.

Source : Vanclay, Jerome K. Estimating Sustainable Timber Production from Tropical Forests. Document de discussion préparé pour la Banque Mondiale. Document de travail No11. Jakarta : CIFOR, 1996. Voir pdf (en anglais, 363KB)

Le volume de bois exploité en moyenne en hectares dans les forêts tropicales du monde est inférieur à 30 m3 et implique en général 10 arbres ou moins, chacun d'une espèce différente (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. Evaluation des ressources forestières 1990 : pays tropicaux. Rome : FAO, 1993). En Afrique, certaines opérations très sélectives retirent un seul arbre sur 10 ha. Par comparaison, une opération typique dans les forêts de conifères du Pacific nord ouest des Etats-Unis extrait 500 m3/ha soit 200 à 300 arbres, dont la plupart de la même espèce. Comme conséquence au volume relativement bas de bois commercialisable exploité par hectare de forêts tropicales, les opérations d'abattage dans les tropiques sont étendues sur des grandes surfaces de terre et la surface perturbée par l'abattage pour obtenir un volume donné de grumes industrielles est substantiellement plus large que dans les forêts tempérées.

Pratiques de récolte actuelles

La plupart des pays tropicaux règlement les pratiques de récolte. L'exploitation du bois est permise uniquement sur les surfaces forestières désignées à la production. Les pratiques d'abattage actuelles dans les tropiques prennent en compte la limite du diamètre moyen d'abattage (DMA), les découpes annuelles autorisées (DAA) et les cycles de découpage (c'est-à-dire l'intervalle entre les abattages successifs sur n'importe quelle surface particulière- pour les forêts tropicales, les cycles de découpage concernent typiquement la gamme des 20-40 ans). Par exemple, selon la règle du diamètre moyen d'abattage appliquée dans les forêts mélangées de diptérocarpacées du Sud-est asiatique, tout arbre ayant un diamètre à hauteur d'homme (d) supérieur à la limite spécifiée de 60 cm peut être abattu. Dans les forêts de diptérocarpacées à faible altitude, cette règle conduit à des intensités d'abattage allant jusqu'à 10-20 arbres/hectare, ou 100-150m3/hectare. La durabilité de ces systèmes dépend essentiellement de la capacité de régénération de la forêt et des modalités d'exploitation (intensité d'extraction et taux de dommages).

L’exploitation à faible impact (EFI)

L'expression "exploitation à faible impact" (EFI) est désormais associée aux techniques d’exploitation forestière introduites dans les forêts tropicales avec l’objectif explicite de réduire les impacts environnementaux et sociaux qui résultent des récoltes industrielles de bois. Bien qu'elle varie quelque peu en fonction de la situation locale, EFI doit généralement se faire, dans les forêts tropicales, dans les conditions suivantes :

  • avant les coupes, un inventaire et la localisation des différents arbres;
  • avant les coupes, la planification des pistes de débusquage et premiers dépôts transitoires pour rendre accessibles la zone d’exploitation et les différents arbres à abattre tout en réduisant au minimum la perturbation des sols, en protégeant les cours d’eau et les voies navigables et en ménageant des passages appropriés;
  • avant les coupes, le délianage dans les zones où d’abondantes lianes s’enlacent d’un houppier à un autre;
  • la construction de routes, premiers dépôts transitoires, pistes de débusquage conformément aux directives de conception technique et environnementale;
  • le recours à des techniques appropriées d’abattage et de tronçonnage, y compris l’abattage dirigé, la coupe très basse des souches au niveau du sol pour éviter le gaspillage, et le sciage en travers des grumes en billes de manière à optimiser la récupération de bois utile;
  • le treuillage des grumes jusqu´aux pistes de débusquage prévues, en veillant à ce que les machines à débusquer restent sur les pistes à tout moment;
  • le recours à des systèmes de débusquage qui protègent les sols et les résidus de végétation par la suspension des grumes, ou qui n’infligent qu’un minimum de perturbation aux sols;
  • après les coupes, la réalisation d'une étude d'évaluation afin d'informer les concessionnaires et les équipes d'abattage des résultats de l'exploitation et d'évaluer dans quelle mesure les directives de l'EFI ont été appliquées avec succès.

Pour une analyse complète, veuillez consulter : Dennis P. Dykstra, "L’exploitation à faible impact: l’ancien et le nouveau", in OIBT Actualités des Forêts Tropicales 9/2 (2001) (voir pdf - 3.18 MB)

Les opérations d'EFI subissent les coûts associés aux activités de pré-récolte, de planification de récolte et de formation du personnel qui n'est pas pris en charge par les opérations conventionnelles de récolte (RC). La question principale est de savoir si les gains en efficacité attribuables à la planification des opérations est égal ou excède les coûts incrémentaux de l'EFI.

Caractéristique de l'exploitation du bois et estimations du coût financier,
RC v. EFI


Fazenda Agrosete
Fazenda Cauaxi
Mil Madeireira Itacoatiara
Variables de la récolte RC EFI RC EFI RC EFI
Taille de la parcelle
75 ha 100 ha 100 ha 100 ha 10 ha 10 ha
Nb. d'arbres abattus
5.6/ha 4.5/ha 4.25/ha 3.31/ha 16/ha 6/ha
Volume abattu
29.7m3/ha 38.6m3/ha 25.4m3/ha 25.4m3/ha 92.7m3/ha 36.5m3/ha
Coûts
Planification
- $1.87/m3 $0.14/m3 $1.34/m3 - 15%
Abattage $0.30/m3 $0.31/m3 $0.49/m3 $0.62/m3 10% 12%
Traînage $1.37/m3 $1.31/m3 $1.99/m3 $1.24/m3 63% 39%
Construction de routes et plate-forme $0.41/m3 $0.28/m3 $0.57/m3
$0.32/m3 + 0.27/m3
27% 24%
Empilage $2.59/m3 $2.59/m3 $2.01/m3 $1.28/m3 - -
Total direct $4.67/m3 $6.30/m3 $5.20/m3 $5.07/m3 100% 100%

Source : Holmes, Thomas P., Frederick Boltz etDouglas R. Carter. "Financial Indicators of Reduced Impact Logging Performance in Brazil: Case Study Comparisons" (en anglais), Applying Reduced Impact Logging to Advance Sustainable Forest Management. Bureau régional de l'Asie et du Pacifique de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, 2002.
Note: la recherche à été faite sur trois sites d'études dans l'Amazonie brésilienne pendant le milieu des années 1990.

Pour plus d'informations sur l'EFI, parcourir et télécharger les documents concernant l'Exploitation à faible impact sur le site de l'OIBT.

Complementary rules to RIL

Les forestiers et les écologistes s'accordent en général àdire que les opérations d'EFI basées uniquement sur la règle du diamètre moyen d'abattage (DMA) ne peuvent ni pérenniser les rendements de bois ni maintenir l'intégrité écologique et fonctionnelle des forêts. Des directives supplémentaires en matière de récolte ont été proposées pour les forêts mélangées de diptérocarpacées. Les éléments essentiels sont les suivants : (1) l'intégration des pratiques d'Exploitation à faible impact dans les opérations de gestion courante ; (2) la limitation du découpage à 8 ou moins de 8 arbres/ha (avec un cycle d'abattage de 40 à 60 ans à déterminer selon les conditions locales) ; (3) un diamètre minimal d'abattage basé sur la structure du peuplement ; (4) éviter de récolter des arbres à faible densité (moins d'un arbre adulte par hectare); (5) limiter la taille des vides (ouvertures du couvert ne dépassant pas <600 m2); (6) le non-recours aux traitements post abattage tels que le déboisage du sous-bois; fournir une protection explicite pour les espèces clés des forêts.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter :
Plinio Sist, "Couper au diamètre minimal ne suffira pas pour assurer l’EFI," OIBT Actualités des Forêts Tropicales 9/2 (2001) (voir pdf - 3.18 MB).

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