Bois tempérés

 

 

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Politiques économiques

- Sommet planète Terre et Déclaration sur les forêts
- Protocole de Kyoto et bref aperçu de l'influence du réchauffement de la planète sur le peuplement forestier
- Politique de protection des espaces forestiers au Canada
- La gestion de l'espace forestier en Europe
- Comité sur le bois, initiative conjointe BIT, CEE, FAO

Le sommet planète terre et la déclaration sur les forêts

Au cours du sommet "planète terre" de Rio (1992), fut adopté le Plan "Action 21" touchant tous les domaines du développement durable. Dans le même temps, furent adoptées la "déclaration de Rio sur l'environnement et le développement" et la "déclaration de principes, non juridiquement contraignante mais faisant autorité, pour un consensus mondial sur la gestion, la conservation et l'exploitation écologiquement viable de tous les types de forêts". Ce texte définit un ensemble de principes destinés à assurer une gestion durable des forêts à travers le monde. Parmi ceux-ci, apparaissent notamment les idées suivantes :

- tous les pays, et particulièrement les pays développés, devraient faire un effort pour "verdir le monde" par le reboisement et la préservation des forêts ;
- les Etats ont le droit de mettre en valeur leurs forêts en fonction de leurs besoins socio-économiques, en accord avec les politiques nationales de développement durable ;
- des ressources financières spécifiques devraient être offertes pour développer des programmes qui encouragent les politiques de substitution économique et sociale.

La déforestation

La lutte contre la déforestation est un des objectifs poursuivis par le Plan action 21. Le but est de combattre le déboisement par l'adoption de règles favorisant la réduction des pressions économiques qui pèsent sur les terres forestières. Plusieurs autres facteurs sont à l'origine de ce phénomène dont les pays commencent à mesurer l'ampleur aujourd'hui : l'extension des cultures ou celle des pâturages par exemple, mais aussi la demande commerciale de bois.

Plusieurs voies peuvent être envisagées afin d'atténuer la pression des populations sur la forêt :
- encourager la productivité agricole ;
- associer les populations à la gestion durable des forêts ;
- adopter des politiques d'exploitation commerciale durable du bois ;
- s'intéresser à la résolution des problèmes socio-économiques et politiques sous-jacents qui poussent les populations vers les régions forestières.

Le texte de la déclaration relative aux forêts peut-être consulté en version française ou anglaise en cliquant sur les liens en surbrillance.

Protocole de Kyoto et bref aperçu de l'influence du réchauffement de la planète sur le dépeuplement forestier

Analyse générale, impacts sur les forêts

Un certain nombre d'études ont mis en exergue qu'une progression constante des températures d'un degré Celsius pourrait affecter le comportement et la composition des forêts de la planète. Toutefois, du fait du réchauffement, on pourrait assister à une prolifération des ravageurs, des maladies et des incendies dans d'autres régions. Il y a fort à penser que les forêts boréales seraient davantage touchées que les forêts tempérés et tropicales. Les changements climatiques qui s'opèrent à l'échelle planétaire affectent de manière diverse les différentes régions du monde. Pour preuve, les forêts boréales d'Alaska progressent déjà vers le nord à un rythme de 100km par degré Celsius.

Les forêts sont un important réservoir de carbone, contenant environ 80% du carbone total stocké dans la végétation terrestre et quelques 40% du carbone présent dans les sols. Une modification des températures pourrait faciliter la libération dans l'atmosphère d'importantes quantités de carbone au cours de la mutation d'un type de forêt vers un autre (dans le cas où la mortalité libèrerait le carbone plus rapidement que le renouvellement et la croissance ne l'absorberaient). Les forêts ont également une incidence directe sur le climat tant à l'échelon local ou régional, qu'à l'échelon continental puisqu'elles influencent la température au sol, l'évapotranspiration, la perméabilité du sol, la formation des nuages et les précipitations (données extraites de la fiche informative publiée par le PNUE et la UNFCCC concernant les changements climatiques).

En 1997, a été signé le Protocole de Kyoto qui requiert une réduction du total des émissions de six gaz à effet de serre des pays développés d'au moins 5% d'ici à 2008-2012 (par rapport au niveau de 1990).

Politique de protection des espaces forestiers au Canada
Service canadien des forêts

La forêt canadienne se compose d'un peu moins de 70% de résineux et d'environ 15% de feuillus, le reste étant de composition mixte. Elle compte pour environ 10% des forts mondiales. Sur les 418 millions d'hectares que comptait la forêt en ce début de millénaire, plus de la moitié est constitue de forts commerciales. Toutefois, seuls 119 millions d'hectares sont employés pour la production de bois. La régénération devrait se faire pour moitié de faon naturelle (en principe à la suite d'un traitement prparatoire adapté), pour moitié par ensemencement ou plantations.

L'exemple canadien est un cas presque unique dans les annales des pays développés puisque l'Etat possède presque l'intégralité du territoire forestier dont il est responsable et qui se trouve réparti pour trois quarts aux provinces et pour un quart à l'Etat fédéral. La politique de protection des espaces forestiers menée tant par le gouvernement central que par les Etats provinciaux, vise notamment à augmenter la superficie boisée et a déjà contribué au développement de la superficie des forts protges de faon considrable. En Colombie-Britannique par exemple, l'objectif recommand par la FAO qui consistait protger 12 % de l'espace foncier national a été atteint en 2000-2001 et la réglementation relative aux pratiques de rcolte a été modifiée dans le but de dlaisser les coupes blanc traditionnelles au profit des coupes blanc avec rserves (qui sont passées de 3000 à 66000 hectares entre 1998 et 2001). Cette décision a été prise afin d'améliorer le côté esthétique des forêts subsistantes mais aussi de protéger l'habitat naturel de nombreuses espèces.

La protection de l'environnement mise à part, la préservation des forts canadiennes devrait permettre d'atteindre un autre objectif poursuivi par l'Organisation des Nations-Unies, qui est celui du respect des peuples autochtones, considérés comme un des groupes les plus désavantagés parmi les minorités. Ils ont souvent élu domicile dans ces forêts qui leur procurent leur principal moyen de subsistance.

La gestion de l'espace forestier en Europe

La surface boise totale en Europe est de 72 millions d'hectares soit près du tiers du territoire européen. Les plus grandes surfaces forestières sont principalement situées en France et en Allemagne et le peuplement est dominé par les feuillus qui représente près de 53 % . Contrairement au cas du Canada, les terres forestières appartiennent en majeure partie à des propriétaires privés (59 % de la surface boise). En Europe, la gestion des forêts cherche principalement à atteindre des buts tels que le boisement et le reboisement, la gestion durable, la prservation de la biodiversit et des paysages, la lutte contre les incendies et contre la pollution atmosphrique.

L'Europe a mis en place vers le milieu des années 1980, un outil d'analyse et d'aide à la préservation de l'environnement : le programme paneuropéen de surveillance.

Il travaille sur trois phases :

Phase n°1 - une phase extensive qui consiste à mettre en place un réseau systématique (dit de niveau I), suivant un maillage de 16/16km constitué de 5700 placettes d'observations et réflétant année après année l'évolution générale de la couronne en Europe.
Phase n°2 - une phase intensive : un second maillage (niveau II) composé de 860 placettes d'observations est utilisé dans le but de réaliser des études intensives relatives à des facteurs du milieu ainsi qu'à la composition chimique et à l'état biologique de l'écosystème.
Phase n°3 - l'extrapolation des données : la redondance de certains paramètres permettra de réaliser des extrapolations des résultats et d'effectuer des recherches différentes de ce qui est permis lors des deux premières étapes.

Comme beaucoup de forêts à travers le monde, la forêt européenne subit des agressions qui sont liées à des conditions climatiques extrêmes (tempêtes de 1990 ou 1999), à des ravageurs ou à des champignons pathogènes. En 1999, lors de la dernière évaluation du peuplement, les résultats ont montré que près de 32 000 arbres sur les 128 000 testés étaient répertoriés comme modérément ou gravement endommagés et que certaines espèces se trouvaient même dans une situation préoccupante de disparition. C'est le cas notamment du chêne ou du pin maritime dans des régions bien déterminées.

L'état des forêts peut être consulté sur le site conjoint de la Commission européenne et de la Commission économique pour l'Europe des Nations-Unies : http://www.info-europe.fr/doc02/220/g000d608.pdf

Une étude du groupement EUROFOR coordonne par l'Office national des forts (France) pour le Parlement europen a été ralise en 1996. Il est intéressant de s'y reporter pour une vision détaillée de la situation des forêts en Europe. http://www.europarl.eu.int/workingpapers/agri/default_fr.htm

Comité sur le bois, initiative conjointe BIT, CEE, FAO

Le Comit conjoint BIT/CEE/FAO a t fond en 1954 comme un forum dédié à l'change d'informations et d'expriences entre les pays européens et nord-américains sur les thèmes des techniques forestières de travail et de la formation des agents forestiers. Depuis lors, ses priorités et ses méthodes de travail ont évolué, en particulier en mettant un accent plus important sur les questions relatives à l'environnement et à la gestion.

Ses domaines de travail sont :
1.- la gestion des questions écologiques ou économiques comme le marketing ou les systèmes d'information par exemple ;
2.- la technologie, qui passe notamment par l'ingénierie forestière, la sylviculture, la récolte du bois et son transport ;
3.- la formation à tous les niveaux : travailleurs, superviseurs et dirigeants, notamment dans les domaines de la santé et de la sécurité.

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