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PREPARER LES PRODUCTEURS AGRICOLES AU XXIe
SIECLE :
Comment utiliser les instruments modernes de gestion des risques
et de financement
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CONTEXTE
La Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement
(CNUCED) et la Fédération Internationale
des Producteurs Agricoles (FIPA), qui représente les fédérations
nationales d’associations d’agriculteurs de plus de 60 pays, souhaitent
nouer un partenariat en vue de Préparer les producteurs agricoles
au XXIe siècle.
Les structures et les réseaux complémentaires des deux organisations
et leur désir commun de promouvoir le bien-être des producteurs
agricoles, hommes et femmes, dans les pays en développement et
les économies en transition, sont les raisons qui motivent la
recherche d’un partenariat plus étroit.
La CNUCED et la FIPA sont convaincues que leurs missions respectives
peuvent être renforcées par l’établissement d’un tel partenariat.
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PERSPECTIVES DE COOPERATION DANS LE FUTUR
Le thème général de ce partenariat est : Préparer les producteurs
agricoles au XXIe siècle : comment utiliser les instruments modernes
de gestion des risques et de financement.
Les principaux domaines offrant les meilleures
possibilités d’établir une collaboration plus étroite entre la
CNUCED et la FIPA sont les suivantes:
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Elaboration
d’un programme d’actions coordonnées; |
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Diffusion auprès
des associations d’agriculteurs de conclusions, de recommandations,
de principes directeurs et de plans d’action; |
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Exécution d’activités
concrètes dans les pays s’adressant aux associations de
producteurs. Ces activités mobiliseront généralement d’autres
partenaires : gouvernements, banques internationales, régionales
et locales, sociétés d’entreposage et d’inspection, entreprises
de commerce international |
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INITIATIVES DE PARTENARIAT
Dans les pays en développement et les économies en transition,
les producteurs agricoles sont généralement confrontés aux grands
problèmes suivants:
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Coût très élevé du crédit
: Dans la plupart des pays, les petits producteurs sont
amenés à payer des taux d’intérêt de 70 % ou plus pour le
remboursement de leur crédit à court terme et éprouvent
énormément de difficultés à obtenir un financement à plus
long terme. |
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Extrême vulnérabilité au risque
de prix : I tant directement exposés aux fluctuations
de prix, de nombreux producteurs agricoles jugent trop risqué
d’investir dans des activités qui seraient par ailleurs
rentables si leur environnement était stable. |
La FIPA et la CNUCED considèrent qu’un partenariat peut beaucoup
contribuer à la solution de ces problèmes. Dans ce contexte, les
deux institutions reconnaissent les possibilités et les opportunités
qu’offrent les instruments modernes de gestion des risques et de
financement. L’application appropriée de ces instruments pourrait,
par exemple, apporter aux agriculteurs les bénéfices suivants :
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Crédit beaucoup moins cher :
Des crédits pourraient être fournis à un coût considérablement
inférieur, c’est-à-dire dans une fourchette de 10 à 15 %; |
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Facteurs de production à crédit
: L’accès aux facteurs de production à crédit, qui a
virtuellement disparu depuis que les gouvernements ne participent
plus à la fourniture d’intrants, pourrait être de nouveau
possible; |
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Protection contre l’extrême instabilité
des prix : Grâce à des produits de type assurance (instruments
dérivés), les producteurs agricoles pourraient être protégés
contre la forte variation des prix. Ils connaîtraient, par
exemple, le prix (minimum) qui leur serait payé lorsqu’ils
décident de sélectionner, de semer, de cultiver ou de récolter
un produit. |
Dans ce domaine, la CNUCED et la FIPA n’ont toutefois
pas les moyens d’engager un plan d’action rapide et général garantissant
l’accès de tous les producteurs agricoles. De même, condition
préalable à une bonne utilisation des instruments susmentionnés,
les producteurs agricoles doivent faire partie d’une association
de producteurs et, en outre, satisfaire à certaines conditions
concernant leur production. La CNUCED et la FIPA décident donc
d’étudier une approche qui porterait sur l’exécution de projets
pilotes dans un nombre limité de pays (par exemple Cameroun, Ouganda,
République-Unie de Tanzanie) et qui ensuite exploiterait le réseau
de la FIPA pour assurer une diffusion optimale des résultats obtenus
et des enseignements acquis. Si une activité s’avérait impossible
dans un pays, la CNUCED et la FIPA sélectionneraient un autre
pays.
Les initiatives de partenariat de la CNUCED et
de la FIPA seront axées sur les domaines qui viennent d’être mentionnés.
Cela n’interdit toutefois pas une collaboration dans d’autres
domaines ou dans d’autres pays, en fonction des possibilités et
des circonstances.
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EXAMEN PERIODIQUE
La CNUCED et la FIPA désigneront chacune un responsable de la
mise en oeuvre de ce partenariat. Ces responables établiront un
plan d’exécution pour chacun des éléments du partenariat. Ils
convoqueront des réunions communes des organisations, au moins
deux fois par an, qui se tiendront alternativement au siège de
l’une et de l’autre institution et qui auront pour objectif de
dresser un bilan de l’action réalisée.
Un mémorandum d’accord, détaillant la présente lettre d’intention,
sera signé dès que possible, lorsque les deux institutions et
leurs instances juridiques en auront déterminé les modalités définitives.
Ce partenariat doit s’inscrire dans le cadre du statut et règlement
de l’organisation des Nations Unies.
Rubens Ricupero,
Secrétaire général,
Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement |
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Noel Devish
Membre de la Fédération Internationale des Producteurs Agricoles
et Président de l'Union des producteurs belges
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